A DISENT OIS
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longtemps d’autre méthode ({ne celle de ses comiaissauces^.
A défaut d’un plan général qu’il n a pu se donner, Daubenton s’en fait un particulier, et qui est complet, pour ses descriptions; il les fait toutes comparables entre elles, c’est-à-dire que chaque point de chacune se retrouve dans toutes ; chaque vertèbre, chaque os du crâne, chaque os des membrer, etc., chaque partie des intestins, du cœur, du foie, eic.; idcn n’est omis, en sorte que la comparaison est non-seulement générale et complète, mais encore particulière, détaillée, intime, de partie à partie.
Et Daubenton ne se borne pas à ce premier soin de comparer, d’opposer chaque chose à la chose corl espondante et de n’en omettre aucune; il en a un autre, celui de nommer chaque chose semblable d’un même nom : par exemple, si vous lisez la description du pied du cheval dans un anatomiste vétérinaire, vous y trouvez tes mots d’os du canon, d’os (lu paturon, d’os de la couronne, d’os du petit pied ; et vous vous croyez dans un pays perdu. Point du tout, ces mots désignent tout simplement ce qu’on appelle, en anatomie humaine, les os dn métatarse^ et les [vois phalançies.
' Voyez, sur cela, mon Histoire des travaux et des idées de llulfoit, p. 2 et suiv. (seconde édition).
* Ou du métacarpe, selon qu’il s’agit du pied de derrière ou de celui de devant.
DAUDENTON
Dniihenton, l’iiomme qui a comparé le plus de détails en anatomie, est, de tous les anatomistes, celui qui a le moins généralisé ; il ne s’est permis, dans Inute sa \ie, qu’une seule généralisation.
Après quinze années d'observations exactes, durant lesquelles il avait vu passer sous ses yeux près de lieux c. nts quadrupèdes, qui tous avaient sept vertèbres an cou, il osa poser cette règle : « Les vertèbres « cervicales sont toujours au nombre de sept dans « les quadrupèdes. »
Mais à peine avait-il posé la règle, qu’une exception s’offri! ; Vai lui parut avoir neuf vertèbres cervil’ales. Je dis parut, car, en réalité, il n’en a que sept. ,Iolm Bell, frère de l'ilbistre Charles Bell, l’auteur des belles découvertes faites en Angleterre sur les racines des nerfs, a reconnu que les deux vertèbres de trop, comptées à tort dans Vaï pour cervicales, né sont que deux vertèbres dorsales, dont les appendices costaux, très-réduits, restent quelquefois perdus dans les chairs. On regrette que Daubenton .soit mort avant d’avoi” été rassuré sur sa généralisation. Averti à temps, cela l’eût peut-être engagé à quelques autres, toutes aussi visibles, au reste, que celle-là, dans ses descriptions rapprochées. Camper disait, avec esprit, que Daubenton ne savait pas de combien de découvertes il était l’auteur.
OAUnENTON