CHAPITRE IV
DE QUELQUES COLLABORATEURS ACCESSOIRES
Aux noms des trois principaux collaborateurs de Ruffon, c’est justice d’ajouter ici le nom de quelques autres.
Lorsque l’accroissement des collections rendit la surveillance des galeries trop pesante pour Daubenton, BufTon lui adjoignit un de ses parents, qu’il chargea plus tard de surveiller l’exécution des dessins et des gravures pour VHistoire des oiseaux :
« L’on reconnaîtra partout, dit-il, les attentions
« éclairées de M. Haubenton le jeune, qui seul a contt duit cette grande entreprise; je dis grande par le tt détail immense qu’elle entraîne, et par les soins « continuels qu’elle suppose : plus de quatre-vingts (( artistes et ouvriers ont été employés continuelle-
tt ment depuis cinq ans à cet ouvrage »
Un nalurabsfe d’Abbeville, Emmanuel Bâillon,
COLLABORATEURS ACCESSOIRES
avait envoyé à Buffon quelques observations trèsbien faites sur divers oiseaux d’eau. Buffon ne le lâcha plus qu il n’en eût lire des observations semblables sur tous les oiseaux de mer qui habitent les côtes de la Picardie.
Je vois, par quelques lettres de Buffon au médecin Arlhui , correspondant du cabinet du roi, à Cayenne, avec quel art il savait animer le zèle de ceTi.x qui pouvaient le servir dans ses grands desseins.
Il lui écrit le 4 juin 1742:
« J ai reçu la caisse de curiosités que vous avez « bien voulu m adresser... M. de Jussieu ‘s’est chargé « de vous écrire en détail sur ce qu elle conte-
‘‘ J RÎ renouvelé mes observations au sujet
« de vos appointements, et l’on m’a accordé une aug-
« mentation de trois cents livres M. le comte de
« Maurepas protège immédiatement notre cabinet « d histoire naturelle, qui est actuellement arrangé « dans un tres-bel ordre ; vous lui ferez bien votre « cour, si vous voulez bien, monsieur, m’adresser « toutes les curiosités que vous pourrez ramasser... » Comme 31. de Maurepas est amené là à propos I c’est lui qui protéçje immédiatement le cabinet d'histoire naturelle, et c’est aussi lui qui dispose des appointements et des pensions.
‘ Voyez, dans le tome II de mes Éloges historiques, l'arlicle Bernard de Jussieu, p. 90 et suiv;
sur
COLLABORATEURS ACCESSOIRES
Dans une autre lettre, 10 février 1747, on voit mieux encore la curiosité vive de Buffon et 1 attention exacte qu’il met à s’informer de tout.
« Ce sont surtout des animaux que nous désirons
«beaucoup; s’il y a quelques pierres figurées
« et d’autres pétrifications à Cayenne, je souhaiterais « fort en avoir, aussi bien que des échantillons de « pierres à bâtir et autres de ce pays. Vous me feriez « grand plaisir aussi de me dire si les montagnes de « la Guyane sont fort considérables, et si le lac Parc rime, qu’on appelait le lac d’Or, est connu, si « quelqu’un y a été nouvellement, et si, en effet, il « est d’une étendue si considérable, et s’il ne reçoit «aucun fleuve. Faites-moi aussi l’amitié de me « marquer quelles sont les espèces de poissons les « plus communes sur vos côtes et dans les rivières « de cette partie des Indes. Je vous demande grâce « pour toutes ces questions, et je suis persuadé « que vous voudrez bien y répondre ce que vous en « savez. 11 y a encore un fait sur lequel je voudrais « bien être éclairci, c’est de savoir s’il n'y a point « de coquilles pétrifiées dans les Cordillères au Pérou; « M. de La Condamine prétend en avoir cherché inu- « tilement; si, par hasard, vous trouvez quelqu’un « qui puisse nous instruire sur cela, je vous en serai « infiniment obligé. »
La dernière de ces questions, celle de savoir s’il y
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a, OU non, des coquilles sur les Cordillères (tout le ‘ monde sait aujourd’hui qu’il y eu a), et plus généralement sur les hautes montagnes, est une de celles qui ont le plus occupé et tourmenté Buffon, et d’autant plus qu’il a voulu tour à tour, sur ce point, le pour et le contre.
Dans son premier système sur la formation des montagnes {Théoiiede la terre^)^ il fallait qu’il y eût des coquilles jusque sur les plus hautes, car les montagnes se formaient alors dans les mers* :
Et les mers des Chinois sont encore étonnées,
D’avoir, par leurs courants, foriffé les Pyrénées.
Voltaire.
Mais, dans son second système (Époques de la nature), il fallait qu'il n’y eu eût pas, car alors ce n’était plus par l’eau, c’était par le feu, c’était à V époque du globe encore incandescent que les montagnes s’étaient formées®, et par conséquent bien avant
^ La date de la publication de la Théorie de la terre est 17 40, et la date de cette lettre-ci est 1747.
* « Examinons de près la possibilité ou l’impossibilité de la for- « mation d’une montagne dans le fond de la mer par le mouvement « et par le sédiment des eaux... » (Théorie de la terre.)
^ « Comparons les effets de la consolidation du globe de la terre « en fusion à ce que nous voyons arriver à une masse de métal ou « de verre fondu lorsqu'elle comnirnce à se refroidir : il se forme à « la surface de ces masses..., des ondes, des aspérités..., des bour- « soufflures, lesquelles peuvent nous représenter ici les premières « inégalités qui se sont trouvées à la surface de la terre... Nous aurons « dès lors une idée du grand nombre de montagnes qui se sont for- « mées dès ce premier temps... b (Épüque.i de la nature.)
cnUAROIUTEURS ACCESSOIRES 2".
qu’il y eiU des mers et des êtres vivants sur le globe.
On a l’ait tant de systèmes' sur les montagnes de- puis Bulîon, qu’on peut bien lui pardonner d’en avoir fait, à lui tout seul, deux opposés et contraires, et, malgré leur opposition, aussi peu fondés 1 un que l’autre.
J’ai dit, dans Biintroductio.n, tout ce que André Thouin, resté parmi nous comme l’iin des derniers et des plus intimes témoins de la grande vie de Bulfon, avait fait pour concourir, sous la direction de celui-ci, au développement du Jardin du Roi.
Dans les plus mauvais jours de la Terreur, André Thouin reçut de Bernardin de Saint-Pierre, qui, après avoir été, pendant une année, intendant du Jardin du Roi, venait de se retirer à Essonne®, la lettre suivante, où, sous la plume de Bernardin, se peignent très-bien les émotions de cette époque.
* Voyez, sur les systèmes relatifs à la formation des montagnes, mon Éloge historique de Léopold de Bttcli, dans le premier volume de mes Éloges.
* A la mort de Buffon, l’intendance du Jardin du Roi passa au marquis delà Billarderie, frère du>comte d'Angeviller (voyez I’intbo- duction). En 1792, M. de la Billarderie ayant émigré. Bernardin de Saint-Pierre fut nommé intendant par LouisXVI,qui lui dit : «J’ai lu vos
« ouvrages; ils sont d’un honnête homme, et j’ai cru nommer en vous a un digne successeur de Buffon. »
Dès l’année suivante, l’intendance fut supprimée pour faire place à l’administration collective des Professeurs, et le litre de Jardin du Roi transformé en celui de Muséum d’histoire naturelle.
collahorateiirs accessoires
ItRRNARDIN DE SAINT-PIERRE AUX CITOYENS TIIOUIN, AU MUSÉUM d’histoire NATURELLE, AU JARDIN NATIONAL, A PARIS.
« Voici une lettre qui m’est adressée compie à « 1 intendant du Jardin national et qui peut être « utile à la Ménagerie ou au Muséum. Je vous prie « donc de la remettre au citoyen Daubenlon ou cà « quelque membre du comité afin qu’on y fasse ré- « pouse si on le juge convenable. Je profite de cette « occasion pour assurer toute la famille des Thouin « de toute mon amitié; certainement je dois mettre « au premier rang la bienfaisante citoyenne qui m’a « restauré d’un verre d’eau et de sucre, au sortir de « mes sermons de morale. Je prie la citoyenne Gui- « bert, la mère de toute la famille, de lui en réitérer « ma reconnaissance et de me rappeler à l’amitié de « son mari et de ses frères et sœurs.
« Je jouis du repos avec ma femme et mon enfant,
« plaignant les troubles de votre capitale et cher- « chant dans ma solitude les moyens de calmer, non « les agitations d’un grand peuple, ce qui passe ma « puissance, mais de prévenir celles que les pré- « jugés élèvent, dès le berceau, dans nos âmes.
« Ma santé, ainsi que celle de tous ceux qui m’ap- « partiennent, est aussi bonne que je puisse le dé- '( sirer. Mon voyage à. pied de Paris <à Essonne, au
COLLABORMEÜRS ACCESSOIRES 2".5
« milieu de la chaleur, ne m’a point, incommodé.
« Si quelque nouvelle peut me distraire agréable- « blement, c’est celle qui m’apprendra que vous « jouissez tous d’une bonne santé, que les subsis- « tances arrivent dans la capitale et que la concorde « en rapprocbe tous les partis.
« Salut et fraternité,
« De Saint-Pierre.
« A Essonne, ce 7 prairial l’an iiidela République une et indivisible. »
Je compte enfin comme collaborateurs de Buffon, ** et certainement encore avec toute justice, tous ces naturalistes, tous ces voyageurs, devenus plus tard des hommes illustres, et qu’il put attacher, soit au Jardin, soit au Cabinet du Roi, grâce aux places de Correspondants qu’il fit créer en 1773 : les Sonnerat, les Dombey, les Mongez, les Bâillon, les Michaux, etc., etc., hommes dévoués, excellents, pleins d’ardeur, qui, se répandant sur tous les points du globe, rapportaient de partout des matériaux à Buffon, et portaient partout son nom et sa gloire.
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PIÉCIÎS JUSTIFICATIVES
PIÈCES JUSTIFICATIVES
Page VI Ail milieu de ses papiers de famille, on en
Irouve un qui porte ce titre :
Extrait d’un arrêt de la Cour des aides, donné sur lettres patentes le 17 décembre 1613, au sujet de la famille de MM. Le Clerc, originaires de Clamecy en Nivernois, aujourd’hui entre les mains de M. Le Clerc d’Arcoles, à Paris, faubourg Saint-Honoré.
« L’un d’eux (dit ce document), pommé Robert Le Clerc, sieur de la Forest, près Clamecy, fut anobli par le roi Philippe de Valois en 1349, et comme Philippe le Bel fut le premier de nos rois qui s’attribua, en 1313, le droit d’anoblir ceux qui ne l’étaient pas d’origine, MM. Le Clerc doivent donc être regardés comme les premières familles bourgeoises qui aient élé honorées des privilèges de la noblesse; puisque depuis 1313 (époque du premier anoblissement) jusqu’en 1349, année où le fut Robert Le Clerc, sieur de la ForesI, il ne s’était peut-être pas fait, pendant
PIÈCES JUSTIFICATIVES
cet espace de trente-six ans, cinq ou six anoblissenients dans le royaume.
(I Robert, qui lut anobli, eut pour fils niaîlre Guillaume Le Clerc, sieur de la Forest, général des finances, lequel fut père de maître Jean Le Clerc, sieur de la Forest, pourvu, sur la fin du règne de (diarles VI, en 1419, de la charge de cbancelier de France.
(( Enfin, Antoine Le Clerc, sieur delà Forest, descendu en ligne directe de MM. Le Clerc ci-dessus, mais d’iuie branche qui dans la suite exerça pendant plusieurs générations ^ la profession d’avocat (profession qui dérogeait alors à la noblesse), fut obligé de se faire réhabiliter par des lettres patentes qui lui furent accordées par le roi Louis XIII pendant sa minorité.
« Tout cela se voit dans un arrêt de la Cour des aides de Paris du 17 décembre 1615, rendu en faveur dudit Antoine Le Clerc, sieur de la Forest, maître des requêtes de l’hôtel de la reine Marguerite, tante de Louis XIII.
« Deux faits sont donc prouvés par cet arrêt : le premier, „que ledit Antoine Le Clerc, sieur de la Forest, sortait en ligne directe de Robert Le Clerc, sieur de la Forest, anobli par le roi Philippe de Valois en 1 549 ; et le second, que ledit Antoine Le Clerc fut obligé d’obtenir des lettres de réhabilitation,.enregistrées à la Cour des aides le 17 décembre 1615, parce que son père, son aïcid et son bisaïeul avaient exercé la profession d’avocat au bailliage d’Auxerre, n
Page vin Il laissait une veuve qui quelqites années
plus tard fit don
« Le 21 novembre 1714, Jeanne Paisselier, veuve de no-
PIÈCES J.USTIKICATIVES. '2il
' ble Georges Blaizot, seigneur de Saint-Estienne et de Marigny, conseiller, maître auditeur en la cour souveraine des comptes de Savoie, et directeur des fermes du roi do Sicile, faisait don « à Georges Le Clerc, âgé d’environ sept « ans, arrière-neveu et filleul dudict seigneur, fds du sieur « Benjamin-François Le Clerc, advocat à la cour, demeu- « rant à Montbard, et de demoiselle Anne-Christine Marti lin, son espouse, nièce dudict seigneur, » de plusieurs contrats de rente qu’elle avoit reçus de défunt son
mari « qui montoient cy-devaut à la somme de
« 91,200 livres et ne reviennent, en conséquence de lader- « nière réduction ordonnée par la déclaration de Sa Ma- « jesté, qu’à celle de 78,000 livres. »
(Extrait de la Bevue archc'ologiqiie, 12® année, article Montbard et Buffon, par M. Nadault de Buffon, 1855.)
Page xxxvii En 1741, ü rend îin compte détaillé
à M. Lantin, doyen du parlement, des soins qu’il prend pour faire graver une médaille
« J’ai toujours différé, monsieur, de répondre à la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire au sujet de la médaille de l’Académie de Dijon, parce que j’attendais une réponse de M . le comte de Caylus, à qui je m’étais adressé pour connaître les meilleurs ouvriers et pour savoir comment il fallait faire l’inscription et la gravure; il vient de me répondre que M. de Boze, de l’Académie des inscriptions, décidera de l’exergue de la légende, etc., que Bouchardon dessinera et que Marteau gravera; il ajoute que, comme l’Académie de Dijon ne lui paraît pas décidée, il lui faut un mémoire instructif auquel il répondra, soit pour
l’IECES .1 LSTIEIC.U'I VES.
les prix des coins, soit pour le nuirclié du balancier. Si vous me permettez de vous faire mes observations à ce sujet, je vous dirai qu’il serait fort inutile de faire faire cette médaille à Genève, pai'ce qu’elle serait très-certainement sujette à être arrêtée et confisquée. Il ne convient point aussi de mettre le portrait du fondateur; cela ne s’est jamais fait pour une médaille qui doit servir de prix; c’est tout au plus si-on met son nom dans l’exergue. A l’égard du prix, on assure qu’il ne montera pas aussi haut que vous le craignez. M. de Boze ne prendra rien pour l’inscription; Boncliardon ne prendra point d’argent, et on en sera quitte pour lui envoyer une feuillette de vin de Bourgogne. Quand l’inscription sera décidée, vous saurez tout aussitôt les prix des coins et du balancier. Cela dépend du dessin, selon qu’il est plus on moins chargé. Quand vous m’aurez, monsieur, marqué vos intentions, j’écrii'ai à M. Caylus, qui a bien voulu se charger de cette affaire, et qui assuiémeiit est plus en état que personne de la bien faire.
« J’ai riionneur d’èti'c,avec un respectueux attachement, monsieur, votre très-humble et très-obéissant serviteur.
« Büffon.
• (( De Moiilbanl, le ‘20 scjilenibrc 17il. «
[Lellves inédites de Buffon, J. J. Bousseaa, Voltaire^ Biron, etc., publiées par C. X. Girault. Paris. Dijon.
îlÜCCCXlXj
Page xxxvii « En 1752, il écrit à son ami le
président Biiffeij :
« Nous faisons ici tous les jours de belles expériences stir
l'iftCES HISTTFlEATnES. 2'm
le lonneiTO. C’esl moi qui les ai fait connaître et exécuter le premier.
« Si vous avez le dessein de les répéter, vous n avez qn à faire élever dans votre jardin une perche de vingt ou trente pieds de hauteur; sceller avec du plaire un cul de bouteille cassée au-dessus de la perche, en sorte que le creux soit en haut; poser sur ce creux une verge de fer, longue d un pied on deux et très-pointue, et la maintenir par un contre-poids, comme l’on tient en équilibre un marmouset d’ivoire sur un petit guéridon; ensuite attacber à la vei'ge de fer un long fil d’archal, dont vous conduirez l’extrémité dans votre galerie d’assemblée. Vous ferez avec ce fit de fer, lorsqu’il y aura de l’orage, toutes les épreuves que l’on fait au moyen des machines éleciriques. J’oubliais de vous ilire que, pour empêcher le creux de la bouteille de se remplir d’eau (ce qui détruirait l’effet), il faut mettre par-dessus un entonnoir de fer-blanc. — Les nuées sont souvent électriques sansjonnerre, et le moment où il y a le plus d’électricité, c’esl lorsque l’éclair brille. — L’abbé Nollet meurt de cbagrin de tout cela.
« Il n’y a rien à craindre, et an contraire, à mettre la barre de fer au-dessus de la maison. J’en ai une ici au-dessus de mon logement; mais j’aurais préféré la mettre dans le jardin s'il n’eùt été public. — Pourvu que la pointe de la verge surpasse de deux ou trois pieds la hauteur des bâtiments qui environnent votre jardin, elle ne manquera jamais de réussir. Je crois seulement avoir oublié une circonstance, c’est qu’il faut mettre au-dessus de la perche une boîte de six pouces carrés remplie de résine (dans laquelle résine, au lion de plâtre, vous iufixerez le
PIÈCES JUSTIFICATIVES
cul de la bouteille cassée), et ne pas oublier l’entonnoir renversé pour couvrir le cul de la bouteille et la boîte. 11 faut en eflet que le fd de fer que vous attacherez audessus de l’entounoir à la verge de fer et que vous amènerez dans votre galerie ne touche à rien et soit soutenu par des cordons de soie. Si, au lien d’une pointe de fer, vous mettez une pointe d’argent, vous verrez que le feu électrique des nuages rendra celle pointe d’un beau jaune doré. — Voilà, comme vous voyez, une singulière façon de faire du vermeil; mais, sans plaisanterie, cette expérience est jolie et prouve que le feu du tonnerre n’est pas tout à fait du soufre, car le soufre rend l’argent noir. 11 y aurait aussi une belle expérience à tenter, mais je n’ai pas le temps ; ce serait de savoir si l’électricilé ne serait pas le phlogislique des chimistes, l’our cela, il faudrait faire fondre du plomb dans un vaisseau de verre, le remuer jusqu’à ce qu’il fut calciné en poussière jaune, et ensuite l’électriser coiitinuellemeiit pour yoir si on ne viendrait pas à le revivifier en métal par le moyen de l'éleclricité; j’en doute, mais cependant cela vaut la peine d’être tenté. »
Page U Bnf fou prenait d’ailleui's en très-grand
sérieux ses talenUs et son importance de maître de forges
A M. de Montbelliard, capitaine an régiment royal d’artillerie, inspecteur des armes à Charleville.
« J’ai lu, monsieur, avec grand plaisir, votre mémoire sur le fer fabriqué avec de vieilles ferrailles, et je l’ai trouvé en tous points dqns les vrais principes.
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