IECES JUSTIFICATIVES
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intoposmoNS extiiaitk.s des époques de i.a nature. mi-dessus des eaux se couvuoient de grands arbres et de végétaux, la mer générale se peuploit partout de poissons.
Page b90. Heureuses les contrées où tous les éléments de la tenipératiu’e se li’ouvent balancés, et assez avantageusement combinés pour n’opérer que de bons effets ! Mais ni est-il aucune qui, dès son origine, ait eu ce privilège? aucune ou la puissance de l'homme n'ait pas secondé celle de la nature?
Page 579. Les premiers bonnnes, témoins des mouvements convulsifs de la terre encore récents et très-fré- (|uents, n’ayant que les montagnes pour asiles contre les inondations, chassés souvent de ces mêmes asiles par le feu (les volcans, tremblants sur une terre qui trend^loit sous leurs pieds, nus d’esprit et de corps, exposés aux injures de tous les éléments, victimes de la fureur des animaux féroces, dont ils nepouvoient éviter de devenir la proie;... tous également pressés par la nécessité, n’ont-ils ' pas très-promptement cherché à se réunir, d’abord pour se défendre par le nombre, ensuite pour s’aider et travailler de concert à se faire un domicile et des armes?
l-lÈr.BS .lUSTIl-’ICATlVKS
TEXTE DE l'ÉCRITUUE ET OBJECTIONS,
qui a eu lieu au troisième jour, plus ancienne que celle des poissons, qui n’est que du cinquième jour.
One seroit-ce si, par jour, on enlendoit des époques?
lit
Genèse, c. n, f 8 et 9.
« Plantaverat Dorainus Deiis paradisum voluptatis à prw- « cipio... Prnduxit Dominus Deus de Immo omne ligiiuin « pulchrum visu, et ad vescendnm suave, w
1“ 11 n’y a qu’un seul premier homme.
2“ G., c. Il, ÿ 15. « Tulit Dominus liominem et posuit (( in paradiso vohptatis. » Ainsi son premier état fut un état de bonlienr.
r>“ G., c. Il, y 25. « Erat uterque nudus, Âdamscilicet et « uxor ejus : et non erubescebant. » Ce n’étoit donc pas une nudité honteuse ou afÛigeante, telle iiue la décrit M. de Rufion.
4“ G., c. I, y 28. « Benedixit Deus (homini) et ait... « domiiiabimini piscibus maris, volalilibus cœli, et unii( versis animantibus quæ moveiitur super terrain... »
Et c. Il, ^19. « Formatis de hiimo ciinctis animan- « tibus ten’æ, et volatilibiis cœli, adduxit (Dominus) caad « Adam... .Appellavitqiie Adam iiomiiiibus suis cniicla ani- (< mautia. »
PIÈCES .TUSTIFIC.ATIVES
PIlOPnsiTlONS EXTRAITES DES ÉPOQUES DE I,A NATURE.
Page 580. Néanmoins ces hommes, profondément affectés des calamités de leur premier état, et ayant encore sous les yeux les ravages des inondations, les incendies des volcans.. . l’idée qu’ils doivent périr par un déluge universel ou par un embrasement général, le respect pour certaines montagnes sur lesquelles ils s’étoient sauvés des inondations... tous ces sentiments, fondés sur la terreur, se sont dès lors emparés à jamais du cœur et de l’esprit de l’homme.
PIÈCES JUSTIFICATIVES
TEXTE DE l’Écriture et objections.
Ainsi riioinme, clans le premier état, eut l’empire absolu sur les animaux qui lui obéissoieut, et dont il ne pouvoit devenir la proie; et en leur donnant à chacun le nom qui leur convenoit, il montra qu’il n’etoit pas nu de covps et d'esfn'it : outre (|ue par cette nudité de corps et d esprit M. de Buffon contredit l’état d'innocence et de grâce, qui a été le premier état de l’homme.
G“ Suivant saint Pierre, en sa seconde Epître, c. iir, f 7, « Cœli, qui nunc sunt et terra, eodem Verbo repositi sunt « igni reservali, in diem jndicii et perditionis impio- « rum... » Donc l'idée que le monde doit périr par un embrusejnent général ne doit pas être mise au nombre des idées super.<titieuses.
Ailleurs M. de Bul'fon annonce la destruction de la nature organisée [lar le froid, ce qui ne s’accorde pas avec la destruction par le feu telle que l’annonce l’apôtre saint Pierre.
Sur l’époque à laquelle la terre a été habitée par les premiers hommes, M. de Buffon (page 476) avait reconnu qu’on devait soutenir môme rigoureusement, que depuis le dernier terme, depuis la fin des ouvrages de Dieu, c’est-à-dire depuis la création de l’homme, il ne s’est écoulé que six à huit mille ans, parce que les différentes généalogies du genre humain, depuis Adam, n’en indiquent pas davantage... que nous devons cette foi, cette marque de soumission, à la plus ancienne, à la plus sacrée des traditions.
PIÈCES .lUSTI EICATIVES
pnoposmoNS extiiaites des époques de i,a nature.
l'iÈCES .inSTIFICATlVES
2(il
TEXTE DE l’ÉCUITUHE ET OBJECTIONS.
M. de Bulîoii recule bien au delà l'origine des premiers lionnnes, soit dans la sixième, soit dans la septième époque.
Suivant lui (page 567), l’époque de la sepai'ation des deux grands continents pareil être bien plus ancienne que la date des déluges..., même celle de celui de l’Arménie et de l’Égypte conservée chez les Égyptiens et les Hébreux.
Page 569. C’est à la date d’environ dix mille ans, à compter de ce jour en arrière que je placerais la séparation de l’Europe et de l’Améiique.
Page 57Ü. « On peut attribuer la division entre l’Europe « et l’Amérique à l’affaissement des terres qui formoient « autrefois l’Atlantide. . L’histoire de Pile atlantide ne « peut s’appliquer qu’à une très-grande terre qui s’élendoit « fort au loin, à l’occident de l’Espagne... Cette terre atlan- « tide était très-peuplée, gouvernée par des rois puissants « qui commandoient à plusieurs milliers de combattants. »
11 faudra donc ajouter aux dix mille ans qui se sont écoulés depuis la séparation des continents le temps nécessaire pour former un grand peuple, gouverné par des rois puissants; ce qui fait remonter l’origine des bonimes à plusieurs milliers d’années au-delà de l’époque consignée dans l’Écriture.
Moine contradiction avec l’Écriture dans ce qui est dit dans la septième époque d’un premier peuple savant, bien plus ancien que tous ceux dont nous avons quelque connoissance, du temps qu’il s’est maintenu dans la splendeur (page 583), des progrès qu'il avait faits dans les sciences, et par conséquent dans tous les arts qu'exige leur étude;
PROPOSITIONS EXTRAITES DES ÉPOQUES DE LA NATURE
Page 568. « Le déluge de l’Arménie el de l’Égypte, dont la tradition s’est conservée chez les Égyptiens et les Hébreux, quoique plus ancien d’environ cinq siècles que celui d’Ogygès, est encore bien récent en comparaison des événements dont nous venons de parler (la séparation des continents), puisqu’on ne compte qu’envirou quatre raille cent années depuis ce premier déluge... On doit donc regarder ces trois déluges, quelque mémorables qu’ils soient, comme des inondations passagères qui n’ont point changé la surface de la terre.,. »
PIÈCES JUSTIFICATIVES