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Ce n’est pas cependant d’une manière hnjnédiate que l’influence de la saison se fait sentir sur la santé des accouchées; il n’en est pas de la puerpéralité comme des affections des voies respiratoires. Cet abaissement, pendant l’été, de la mortalité après l’accouchement, est en rapport avec l’abaissement delà mortalité générale; elle est un peu plus marquée ce})endant, et je serais, comme plusieurs auteurs, assez disposé à attribuer une certaine influence à une ven • tilation meilleure, car l’élévation de la temjiérature extérieure engage à pratiquer plus largement alors l’ouverture des fenêtres, et cette circonstance me paraît importante quand il s’agit du développement et de la propagation d’une maladie que je regarde comme éminemment contagieuse.
Le froid ne paraît pas plus que la chaleur agir directement sur le développement de la fièvre puerpérale; M. Spath, de Yienne, qui professe cette opinion, fait remarquer que, dans les trois hivers de 1861,186*2 et 1865, 220 femmes accouchées en ville furent apportées à l’Allgemeine Krankenhaus pendant les mois de novembre, décembre, janvier et février, presque immédiatement après leur accouchement; elles furent donc plus ou moins exposées à une température assez basse, et cependant, sur ces 220 femmes, 1 seulement mourut.
Le même auteur a recherché si dans la clinique qu’il dirige la mortalité avait été plus élevée pour les femmes couchées uans les lits rapprochés des fenêtres, et il est arrivé sous ce rapport à une conclusion négative. Il est essentiel d’ajouter que M. Spath, convaincu de la nécessité d’une abondante ventilation, ne craint pas de faire ouvrir les fenêtres même lorsque la température extérieure est de — 14“ Réaumur.
Les causes de l’élévation, pendant l’hiver, de la mortalité des accouchées, sont médiates; elle suit la progression de la mortalité générale, mais raugmentation hivernale ne se proportionne plus à celle de la mortalité générale. La fièvre puerpérale, dans quelques circonstances indéterminées, se développe spontanément; je suis
6G DES MATEUNITÉS.
loin (le le nier. Les saisons froides, comme la nécessité d’une intervention cliiruigicale, comme les lenteurs du travail, comme l’encombrement des salles d’iuipilal ou l’insalubrité du logis de l’accouchée peuvent aider au développement de la maladie; mais, si toutes ces causes reunies peuvent expliquer l’apparilion d’un certain nombre de cas isolés, elles n’expliquent pas la grande différence qui exisle entre la mortalité deriiiver et celle de l’été. Si cette dif-
féreiice existe, si les épidémies sont plus fréquentes pondant l’hiver, cela paraît tenir à ce que, cherchant beaucoup plus que de raison à garantir les femmes du refroidissement, on laisse presque partout les fenêtres liermétiijuement fermées, et l’on accumule ainsi dans les salles de femmes en couches les miasmes morbifiques, en même temps qu’on place les malades dans des conditions hygiéniques générales heaucoiq) moins favorables. Cette différence dans la mortalité suivant les mois et les saisons sera facilement appréciée en consultant les tableaux suivants.
PARIS - Maternité, 1860-1864.
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DES MATEDMTËS.
PARIS. — Hdpital des Cliniques — 1860 1864.
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