S 6. — INFLUENCE REGRETTABLE DES ERREURS DE MILNE-EDWARDS
Muxe-EpwaRps a cru, a tort, que l’eau entrait par le seul orifice antérieur. Son opinion, sans être vérifiée, est devenue classique, et des savants tels que CLAUS, au lieu de vérifier purement et simplement le dire de Mirxe-Epwarbs, se sont torturé l'esprit pour expliquer comment l’eau entre en avant et baigne les branchies souvent si développées qui sout en arrière. « Puisque le courant d'eau dit Craus [D, a, 86], n’est pas, comme chez le Macroures, dirigé d'arrière en avant dans la chambre branchiale, mais conmence en avant derrière l'appareil buccal et à la limite antérieure des branchies, il doit exister des dispositions qui le conduiraient en arrière et en haut. Cette fonction appartiendrait au 3° épipodite, allongé en fouet, dont la partie basilaire ordinairement munie d’une brosse de poils très serrée, s’étend en avant et au dessus du coxa des pattes préhensiles, puis se recourbe à angle droit pour se prolonger dans le fouet qui se loge entre la dernière arthrobranchie des 3% pattes-màchoires et la branchie antérieure des pattes préhensiles. Les oscillations de cet épipodite ont visiblement pour objet de conduire dans la direction des mouvements du fouet, vers la pointe des pyramides branchiales, c’est-à-dire dorsalement et dans la partie postérieure de la chambre branchiale, le courant d’eau qui est entré entre la base de l’épipodite et l’article coxal de la patte.
> Quant à l’épipodite des pattes-mâchoires 1, qui dépasse notablement en étendue le précédent,il n’est pas resté la lamelle bilobée
plus ou moins triangulaire qu'on rencontre si fréquemment chez les Macroures, mais, par le prolongement de sa partie postérieure, il est devenu un fouet aplali puissant dont les oscillations sur la face dorsale des branchies entretient le courant d’eau dans l’espace supérieur de la chambre branchiale ».
J'ai tenu à citer tout ce paragraphe, je reviendrai plus loin sur le rôle des épipodites, je montrerai que certainement CLAUS n'a pas regardé le mouvement des fouets épipodiaux, et qu'il s’est laissé suggestionner par l'opinion erronée de MILXE-EbwaRps.
Seuls, BELL [B, 53], en Angleterre, et MM. GraRD et BONNIER, en France, ont vu que l’orifice d'entrée signalé par MIiLNE-EDWwaRDs n'était qu'une partie, assez insigmifiante, de la véritable porte d'entrée. Celle-ci comprend toute la fente latéro-postérieure de la carapace, et MM. Grarp et BoNNIER ont insisté sur ce fait dans la note de la page 199 de leurs Ætudes sur les Bopyriens | D, f, 87]. Ces auteurs rappellent que BELL a parfaitement vu cette disposition.