OBSERVATION I
Résumée de la première du travail du D° Combe (Revue médicale de la Suisse Romande 98).
Plaque de méningite tuberculeuse intéressant primitivement le centre moteur de la jambe gauche.
a FE.
Premiers symptômes trois mois environ avant la mort par généralisation de la méningite.
A... X.., âgée de 47 ans. Dans ses antécédents héréditaires rien de remarquable. Comme antécédent personnel, a présenté depuis un an des signes de tuberculose pulmonaire, hémoptysies, toux, fièvres, sueurs nocturnes, etc...
Elle entre à l’hôpital cantonal de Genève le 6 octobre. Depuis trois mois environ elle a commencé à se plaindre d’une sensation particulière dans la jambe gauche, qui l’oblige à s'arrêter à tout moment. Un jour même elle est tombée et rentrée chez elle en traîinant la jambe. Depuis lors les chutes se reproduisent souvent sous forme de crise sans perte de connaissance. Elle en a maintenant tous les jours et la parésie de la jambe est telle qu’elle ne peut marcher)
Elle ressent aussi à certains moments des fourmillements dans la main gauche qui est de plus en plus maladroite.
Le 15 octobre, l’auscultation laisse entendre des gargouillements et des râles humides au sommet des poumons. |
La jambe gauche est inerte, les mouvements du bras droit sont maintenant abolis sauf ceux des doigts; la commissure labiale gauche est abaissée, la mobilité de la jambe droite à son tour diminue.
Réflexes patellaires exagérés maintenant à gauche et à droite. Pas de clonus du pied. Réflexes du poignet et du coude gauche exagérés. La sensibilité à la dou-
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leur est conservée mais diminuée. La sensation du toucher et de la température persiste,
Le 18 octobre, céphalalgie de plus en plus violente, faiblesse accentuée, certain degré d’aphasie. — Quelques petites crises d’épilepsie apparaissent dans la jambe et le bras droit. :
Dans les jours suivants la céphalalgie augmente ; lès vomissements, le délire, l’incontinence des urines et des matières fécales, les escharres apparaissent.
C’est le coma et la mort.
À l'autopsie. — La pie-mère se laisse facilement détacher du cerveau en avant et en arrière : au milieu par contre elle est très sdhérente. Cette adhérence a l'aspect d’une plaque jaunâtre parcheminée localisée : 1° Au niveau du lobule paracentral où elle se continue à la face interne ; 2° aux deux tiers supérieurs de la pariétale ascendante ; 3° aux deux tiers supérieurs de la frontale ascendante : 4° au piéd de la troisième frontale.
Cette plaque se trouve formée de tubercules miliaires, confluents; gris à la périphérie, jaunes au centres. À gauche se trouve la même plaque de mé-
-ningo-encéphalite au niveau du lobule paracential, mais beaucoup moins épaisse et moins développée
qu’à droite. Le reste de l'hémisphère droit est normal.
Une coupe au niveau du lobule paracentral droit permet de constater que la pie-mère est très épaissie, doublée d’une substance jaune caséeuse adhérant entièrement à la substance grise sous-jacente qui est ramollie et diffluente,