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En effet, après quelques maux de tête l’enfant ressentit des tremblements et des fourmillements dans le genou droit, puis tout à coup survint une crampe avec tremblements du membre.
À partir de ce jour là ce phénomène sans changer d'aspect n’a fait qu'augmenter de fréquence de 1 fois par jour au début cela en est arrivé à 4 ou 5 pendant le joûr, et deux ou trois pendant la nuit.
Dés les premiers accès il s’est établi un certain degré de parésie du membre malade. S... a constaté parfaitement quelle augmentait ou diminuait avec la fréquence des attaques.
A son dire également le froid serait à un certain degré ou provoquant.
Il n’a jamais, durant ses crises, uriné involontais rement, ni perdu connaissance.
Etat actuel. — Le malade semble parfaitement constitué pour son Âge, rien aux poumons.
Il n'existe pas d’amaigrissement du membre malade. La force musculaire est conservée sensiblement égale à celle du membre opposé, dans ses différents segments comme dans ses principaux groupements des muscles.
| La sensibilité est normale dans tout le membre. n'existe pas d’ hypohestésie en comparaison avec l’autre côté.
Le réflexe rotulien du côté droit est légérement exagéré, sans qu'il y ait de trépidation spinale. Réflexes normaux au poignet, au coude et à la mâchoire. | La marche se fait en relevant la jambe droite, ce qui donne une certaine claudicatiqn.
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La station sur la jambe droite seule est possible.
Au repos, la masse du triceps est agitée de secousses qui semblent surtout fasciculaires : les adducteurs en ont aussi à un degré moindre et lorsqu'on applique la main au niveau de l'insertion de demitendineux droit interne, on pérçoit aussi de légères trémulations.
Rien de semblable n'existe dans les masses postérieures de la cuisse, dans le mollet, la jambe et le pied. É
Environ deux ou trois fois pendant le jour et trois ou quatre fois pendant la nuit, le malade sent brusquement une raideur dans l'articulation du genou et dans la cuisse.
La jambe se met en extension, les muscles de la partie antérieure et interne de la cuisse sont contracturés.
Le membre est agité légèrement; plaie dans l'extension et la rotation en dedans.
Le pied reste parfaitement indépendant durant toute la crise, ce dont nous avons pu nous assurer en le mobilisant facilement. Le malade lui-même dit que la crise s'arrête au bas du genou et qu'il est parfaitement maître de son pied.
Depuis 6 ans qu'il est dans cet état, jamais le malade n’a perdu connaissance, ni uriné sous lui, et jamais les crises ne se sont généralisées. ©
| Rarement des maux de têteet lorsqu'il en existe, ils sont de faible intensité et sans caractère spécial. La percussion du crâne en différents endroits et notamment au niveau du lobule paracentral, ne déter- : mine aucune douleur. | |
Le SES
Le malade a remarqué que les émotions, les repas copieux, et les libations augmentent notablement les crises qui sont plus fréquentes la nuit que le jour, elles ne sont pas douloureuses.
OBSERVATION VI (personnelle)
Même origine que la précédente
Depuis plus d’un an plaque de méningite (?) se traduisant par des attaques épileptiformes a début par la main droite et se généralisant à tout le côté. ‘
Guido F., 18 ans.
Antécédents héréditaires. Le père tousse tous les hivers, mais rien d’autre. |
Antécédents personnels. Né à terme, nourri au sein, pas de convulsions ; a marché à onze mois, à huit ans rougeole.
Le 10 mars 1808, il y a donc environ un an, aété pris d’ engourdissement dans la main droite, engourdissement qui gagna tout le bras, puis la ER À ce moment le malade tombe sans He connaissance, son bras et sa jambe sont agités de convulsions, sa langue paralysée. À ;
Péndant toute cette crise, le malade à conservé Ja conscience parfaite de ce qui se passait et de ce
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qu'on lui disait. Pas de morsure de la langue, pas de mictions involontaires.
Après l'attaque, il a subsisté durant quelques heures des fourmillements de la main et une certaine maladresse ; depuis ce jour il a eu deux autres attaques absolument semblables, toujours à début par la main droite avec propagation à la jambe et à la face du même cêté.
Outre ces grandes attaques, à différentes reprises le malade dit ressentir un engourdissement pareil à celui qui précède les crises et qui lui fait craindre à chaque instant d'en avoir une, mais tout se borne là.
- Ces commencements d’attaques sont apparus une quinzaine de fois au moins depuis l’an dernier. Jamais de vomissements ni de vertiges.
Etat actuel. — Réflexes sensiblement normaux et égaux des deux côtés à la rotule poignet, coude. Pas de trépidation spinale.
A la percussion du crâne pas de douleurs localisées.
La sensibilité à la douleur, au tact, à la température est conservée ainsi que le sens stéréognostique et le sens articulaire.
Le malade accuse parfois des maux de tête sans
caractère particulier et sans localisation spéciale.
Par instants existent des sifflements d'oreille. A ce propos un examen de M. Gellé n’a rien montré d’anormal. F Le
Comme il n’existe aucun soupçon de syphilis, le malade a été soumis au traitement bromuré qui n’a donné jusqu'ici aucun résultat appréciable.
OBSERVATION VII (Personnelle) (Même origine que les précédentes)
Plaque de méningite (?) existant depuis un an, intéressant surtout le centre moteur de la jambe gauche mais s'étendant aussi au centre du bras du même côté et débordant à gauche sur le centre de la jambe droite.
Marie D..., 13 ans.
Antécédents héréditaires. — Père et mère assez bien portants..
2 sœurs et 1 frère vivants.
Une sœur et 1 frère morts : la première du carreau; la deuxième de méningite, à 22 mois.
Antécédents personnels. — Née à terme, nourrie au sein ; pas de convulsions.
À son entrée, le 25 mai 1898, à la Salpétrière. elle était malade ie 3 mois. — Brusquement un matin a été prise d’une attaque ainsi constituée : mouvements toniques prenant naissance dans la jambe gauche et gagnant le bras du même côté.
Pas de perte de connaissance, ni morsure de la langue, ni miction involontaire. ;
À la suite de cette première crise, a été constaté une faiblesse dans les membres gauches, Blessé qui a duré une journée,
AN Ress
La deuxième crise est survenue 8 jours après avec les mêmes caractères.
Depuis lors les crises se sont répétées de plus en plus souvent et à l'entrée à l'hôpital il s’en présente de 5 à 6 par jour.
Elle n’a jamais présenté de grandes céphalalgies, ni troubles visuels, ni vomissements.
Examen à son entrée. — Kaiblesse assez marquée des deux jambes et de la jambe gauche en particulier.
Les réflexes y sont exagérés, trépidation spinale inépuisable surtout à gauche.
Elle peut encore marcher a peu près.
Sensibilité au tact : conservée :
id. à la piqüre : id.
id. à la température : id.
La petite malade est dans un état général douteux, elle est assez faible et tousse un peu. L’auscultation du poumon laisse entendre quelques râles secs disséminés.
Fréquemment depuis son entrée à Vhôpital, Marie D... a eu des crises sous nos yeux.
Elles sont ainsi constituées :
La malade si elle est au lit s'incline brusquement sur son côté gauche ; le membre inférieur gauche est agité de convulsions toniques qui gagnent ensuite le bras ; la commissure labiale est déviée aussi du côté rauche 7
Les membres du côté droit présentent un tremblement très marqué en étant raidis en extension.
C’est en somme une crise à début très net par la jambe gauche et qui se généralise. =
Les yeux regardent la jambe avec effroi mais il
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n’y à pas un instant perte de connaissance, car la petite malade peut répéter après tout ce qui lui a été dit durant la crise. De son propre aveu, la crise est indolore mais effrayante à un tel point que souvent elle pousse des cris.
Aussitôt après une crise on constate l’abolition complète des réflexes des jambes ainsi que de cette trépidation spinale qu’on trouve en temps ordinaire à la jambe gauche. |
Depuis son entrée à l’hôpital Marie D... a été soumise à plusieurs reprises au traitement bromuré intensif mais sans aucun résultat satisfaisant.
Le tableau clinique qu’elle présente actuellement est à peu près le même qu'il y a un an, mais elle a maintenant jusqu'à 18 et 20 crises par jour dont les trois quarts durant la nuit.
A chaque crise succède une période de paralysie complète mais qui régresse en partie et permet à la malade de se tenir debout et de marcher en traiînant les pieds. Son état général laisse beaucoup à désirer, elle manque d’appétit, se trouve très faible, et l’auscultation de ses poumons donne des signes non équivoques de tuberculose surtout du sommet gauche.
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