‹ Des Méningites Tuberculeuses En Plaque À Forme TorpideChapitre 20 sur 23 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Diagnostic

La méningite en plaque franchement secondaire, c’est-à-dire arrivant dans le cours de la tuberculose pulmonaire ou ganglionnaire, peut toujours se dia-

gnostiquer assez facilement. Mais dans les cas analo-

gues à ceux que nous avons rapportés, où ni l’interrogatoire ni l'examen du malade ne mettent sur la voie de la bacillose, les difficultés arrivent en foule. Avant de formuler son opinion, on devra autant que possible examiner toutes les affections qui présentent une symptomatologie approchée. | Dans l’hémiplégie par hémorrhagie ou embolie, la paralysie apparaît brusquement, tandis que dans le cas qui nous intéresse, elle est progressive. L'hémorrhagie méningée, qui se révèle aussi par

des troubles convulsifs et paralytiques, se caractérise

par une période comateuse au début. Or, rien de semblable dans l’affection qui nous intéresse.

Les lumeurs cérébrales, surtout au début, s’en différencieront très difficilement lorsqu'elles siègeront à la zône motrice ; mais bientôt leur développement amène la tension intra-crânienne avec toutes ses conséquences, entre autres les phénomènes de stase oculaire. l’ophtalmoscopie séra donc toujours un élément important du diagnostic.

Les gommes syphilitiques des méninges se traduisant par des symptômes absolument identiques seront dépistées par un interrogatoire habile, par l'existence de céphalées nocturnes et surtout pour le traitement d’épreuve.

Les paralysies transitoires de la méningo encéphalite diffuse ne devront pas en imposer ; si l’on fait un interrogatoire sérieux on relèvera fatalement des troubles psychiques. :

Les attaques convulsives et les tics des névroses présentent une foule de caractères particuliers trop connus pour les rappeler, entre autres celle de cesser durant le sommeil, tandis que les crises d’épilepsie partielle sont plus fréquentes durant la nuit.

La méningite tuberculeuse classigne et le méningisme des maladies infectieuses telles que pneumonie, grippe, rhumatisme, fièvre thyphoïde sont caractérisés par ces symptômés bulbaires et hydrencephaliques sur l'absence desquels nous avons insisté déjà.

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Pour l’éprilepsie vraie si bien comme et qui se sépare si nettement de l’épilepsie partielle il nous parait suffisant de l’avoir simplement signalée.

Il existe une maladie de Little dans laquelle le chevauchement des deux pariétaux pendant l’accouchement produit des lésions assez graves des lobules paracentraux, désordres se traduisant par une paraplégie spasmodique d’une ou des deux jambes. Il suffira alors de remonter à l’origine de la maladie pour qu'il n’y ait plus confusion.

S'il existe des tumeurs ou des plaques de méningites localisées à d’autres régions du cerveau, elles se traduiront par des symptômes qui n'auront rien de commun avec ceux fournis par une lésion de la zône motrice.

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