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CHAPITRE IV

Connaissant les raisons de cette fréquente localisation bacillaire au sommet du cerveau, nous essaierons maintenant de déterminer quelles formes affectera la lésion, et quelle influence aura sa présence sur les parties cérébrales avoisinantes.

Des deux formes ordinaires de la nine savoir :

Infiltration granuleuse :

Exsudation fibrino-purulente.

Si la seconde est assez fréquente à la base du

cerveau, la première est pour ainsi dire la règle à la

connexité où se forme alors un petit groupe de gra-

nulations grises. Le tissu méningé, dans ce cas, produit autour de chaque petit nodule tuberculeux

une réaction inflammatoire se traduisant par un épaississement notable de la membrane. Il se forme

une plaque méningitique qui exerce une compression

plus ou moins accentuée sur les centres corticaux

; sous-jacents, et y produit une excitation assez faible

à la vérité, mais constante.

Au lieu d’une plaque, il s’agit quelquefois d’un tubercule unique arrondi (1) ne conservant plus que quelques adhérences avec les méninges, et qui s’est développé en pénétrant dans la substance nerveuse. Ce tuberculôme peut atteindre la grosseur d’une noisette, d’une noix et plus.

En employant une comparaison classique qui consiste a assimiler les cellules motrices à des accumulateurs électriques, on comprendra qu’une excitation constante y augmente sans cesse la tension électrique ou nerveuse jusqu à un point limite où se produit la décharge qui, dans la question présente n’est autre chose que la ‘crise d’épilepsie partielle, notre symptôme capital.

Du même coup sera expliquée aussi l’'intermittence des crises, car les cellules mettront un certain temps pour se recharger.

Ceci donné, ilest évident que toute augmentation de la pression intra-crânienne amènera une compression, une excitation plus forte des cellules par le tubercule unique ou la plaque méningitique ; et les crises alors augmenteront de fréquence.

On a constaté depuis longtemps, et nous avons pu nous en rendre compte nous-même, que les émo-

tions en accélérant les battements du cœur augmen=

(1) Exemples : notre observation n° IV et la première de Souques et Charcot. Bullet, de la Soc. anat, 1891. N

not — FSC.

tent la pression sanguine dans le cerveau et provoquent les crises. Il en est de même aussi pour les repas abondants ou les libations trop copieuses qui amènent une notable élévation dans la pression sanguine.

C'est peut-être ici l’occasion de signaler qu’on remarque aussi une fréquence des crises plus grande la nuit que le jour.

Pour les cas observés par nous la proportion nous a paru être approximativement dans le rapport de 2 crises dans la nuit pour une dans la journée. Il ne semble guère possible d’invoquer ici la pression sanguine. Malgré la situation plus déclive de la tête dans le décubitus qui en serait une raison, nous savons que, dans cette situation et surtout pendant le sommeil, le cœur est en repos et la circulation ralentie par ce fait. Il y aurait peut-être une raison dans cette hypothèse que durant le jour, l’activité de l'écorce grise produirait une déperdition constante empêchant la surcharge nerveuse d'arriver aussi rapidement. La nuit, au contraire, ces fuites continues n’existeraient plus et l’accumulateur ne pourrait plus se décharger que par intermittences. ee

Jusqu'ici la plaque de méningite ou le tubercule ont joué seulement le rôle d’un excitateur permanent pour les cellules motrices de l'écorce cérébrale. Il

n'existe alors aucune modification de ces mêmes cel-

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