H CHAPITRE V
De Tantisepsie pendant la grossesse.
SA Dans la plupart des maternités, même dans celles
jide construction récente, et dans lesquelles la méthode
e antiseptique est appliquée avec le plus de rig'ueur, les
pif femmes enceintes sont placées dans des salles trop pe-
Bf titespour le nombre de malades qu'elles doivent conte-
B nir. G*est là un tort. Pendant leur gprossesse, les femmes
^ seront dans les maternités Tobjet d'autant de soins que
I les accouchées. Elles doivent être complètement isolées
de ces dernières; nous avons été assez étonné de voir
dans la Maternité de Bonn, par exemple, les femmes
enceintes être utilisées, comme gardes, dans les salles de
femmes récemment accouchées.
Les femmes enceintes ne nég^lig'eront pas de prendre des bains de propreté ; les soins de toilette ordinaires ne seront pas négligés.
Doivent elles prendre des injections vag'inales antiseptiques? Ce mode de traitement, préconisé par quelques auteurs (1), adonné lieu à quelques accidents. Aussi faut- il le réserver aux cas dans lesquels les malades seraient atteintes de vag'inite. Ici, le traitement local ajçit moins dans Tintérêt de la mère que dans celui de Tenfani, qui se trouverait exposé à contracter des
(1) Stadfeldt. Uber prophykiatische Uterusausspûluug mit Karbolvasser post partuœ. Cent fur Gyn., ISSO, p. 145.
ophthalinies purulentes. Nous reviendrons plus loin sur ce sujet.
Nous ne dirons rien de la tenue dessalles, du personnel attaché anx femmes enceintes : nous avons suffisamment insisté sur ces points, pour qu'il soit utile d'y revenir.
Les moyens que nous venons d'indiquer sont les plus simples; mais, à côté d'eux, il est d'autres soins qui, pour n'agpir que d'une manière indirecte, ne doivent jamais être négligées.
Il faut que toute femme qui accouche, soit dans le meilleur état générai possible. Nous ne devons pondant la {fiiTossesse traiter avec négligence aucune de ces indispositions qui sont souvent Tindice d*afifections locales latentes jusqu'ici, mais capables de créer, après Taocouchement, des complications d'une grande gravité.
Un exemple fera mieux comprendre notre pensée: voici une femme très bien portante, elle accouche ; elle est prise d'accidents de septicémie de peu de gravité. Glace au traitement employé, elle guérit.' Supposons qu*elle présente une tare quelconque : impaludisme, diabète; ou une affection locale, hépatite ancienne^ mais silencieuse ; on verra la septicémie guérir, mais au bout de quelques jours surviendront des accidents graves du côté des organes qui auparavant étaient malades et qui présentent une moindre résistance. Souvent telle femme, qui aura guéri de la septicémiei succombera à ces accidents secondaires.
D'où, toute une ^érie de mesures propbylactiqueR aujourd'hui mal connues. Nous ne pouvons que signaler ce point, qui m^^iterait d'être éludiéavec soin.