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CHLORURE DE ZINC

Le chlorure de zinc est aujourd'hui très employé pa-^ les chirurgiens. Il rendra surtout des services à Taccoi-^' cheur dans les cas où il voudra purifier énergiqueme^^^^ des plaies irrégulières et de mauvais aspect^siégeant ^ niveau de la vulve.

En se servant de la solution suivante :

Chlorure de zinc. • • 8 gr.

Eau . .' 100 gr.

on produit une véritable cautérisation qui détruit tou les proto-organismes, et qui modifie d'une façon très notable les tissus. On peut avoir recours à des solutions beaucoup plus faibles. Les solutions à 1 7o sont très suffisantes (1).

L'hypochloritedb soudé ou liqueur de Labarraque est^ on le sait, un antiseptique qui est d'un usage fréquent dans le traitement des plaies gangreneuses. Nous n'a-

(1) Voyez Semmelweis. OCFener Brief an sammtliche Professorcn der GeburUhulfe. Pe8t,1862.

(2) Voyez Kocher. Die antisepiisclie Wundbebandlung mit scliwachen Ghlorzinklôsungen in der Berner Klinik. Sammlung klin. Vortràge. n®* 303-204.

— Gavons pas d'expériences personnelles sur son emploi en obstétrique en dehors du traitement des plaies de la vulve et du vagin.

Cmx)RAL. — Les recherches de Beaumetz ont montré la valeur deThydrate de chloral comme antiseptique. A la dose de 1 %, les solutions de chloral sont encore très actives. Sauf M. Hervieux, on n'a pas publié de do cuments suffi ^amment nombreux sur les injections chlo raléespour que nous puissions les juger. Disons toutefois qu'à défaut d'autres antiseptiques, on ne devrait pas négliger d'avoir recours à ce corps (1).

ACIDE PHÊNIQUE.

Depuis les travaux de Lister, l'acide phénique est un ^es antiseptiques les plus employés, peut-être même «st-il encore celui auquel les accoucheurs ont le plus :f réquemment recours. Il serait intéressant de montrer les étroites relations qui existent, au point de vue chi«niîque, entre Tacide phénique d'une part, et d'autres cx^rps non moins actifs, l'acide salicylique, l'acide thy« :mique, Tacide picrique, par exemple.

Un jour viendra où on saisira d'une manière nette et f>récise la relation qui existe entre les divers antisepti c]ues ; il n'est pas douteux qu'une étude approfondie de la constitution chimique de ces différents corps jetterait une vive lumière sur leur mode d'action et leur

(1) Dujardia-Beaumetz et Hirne. Des propriétés antiputrides et anti- ÎQrmenteÂcibles des solations d'hydrate de chloral et de leur application à la thérapeutique (Bulletin de la Société méd, des hôpitaux. Il avril 1873, p. 134).

degré d'activité. Nous ne pouvons citer ici tous les noms de ceux qui ont fait de Tacide phénique leur antiseptique de prédilection. Il nous faudrait citer presque tous les accoucheurs. G!ontenlons-nous de signaler les noms de Bischoff (1), de Fritsch (2), de Winckel (3), de Lucas-Gham pionnière (4), etc., etc.

L'acide phénique peut s'employer localement ou à Tintérieur; nous ne faisons que signaler ce dernier mode d'emploi, qui n'a pas, que nous sachions, été expérimenté d'une façon sérieuse en obstétrique.

L'acide phénique peut s'employer sous des formes variées : A. A l'état de solution aqueuse, dont les titres sont variables de 0,5, 1, 2, 3, 4 et 5 p. 100. B. Sous la forme d'huile phéniquée.

Dans ce cas, les auteurs s'accordent à dire que la dissolution de l'acide phénique dans l'huile se fait très facilement, et que cette huile, ainsi phéniquée, est beaucoup moins irritante, à titre égal, que la vaseline phé^ niquée. Lorsque l'on se propose de faire un pansement sur la vulve, les solutions phéniquées dont on imbiba les pièces de pansement ne doivent pas être trop fortes; la plupart des ancoucheurs regardent les solutions à 3 p. lOO comme étant les plus fortes auxquelles il convienne de recourir; les solutions à 4 et 5 p. 100 seront réservées aux cas dans lesquels on se propose de prati-

(1) Bischoff. Zur Prophylaxis des Puerpéral fiebers. Corresp. Bl. fur Schweiz. Aerzte, 1875.

(2) Fritsch. Sur la Oèvre puerpérale et sop traitement. Sammlung Klinische Vortriege, 1878, n» 107.

(3) Winckel. Die Pathologie und Thérapie des Wochenbeltes. BerliOt 1878, 3« édition.

(4) Lucas-Championnière. Chirurgie antiseptique. Paris, 1880.

quer une désinfection absolue du milieu suspect, désinfection des mains, des instruments, d'objets mobiliers multiples. On se sert fréquemment des solutions phéni-^ quées pour pratiquer des injections vagfinales ou intrautérines; dans ces cas, on pourra peut-être» dès le début, recourir à une solution de 1 à b p. 100, pour faire une première injection. Il est préférable de n'employer que des solutions faibles, mais très abondantes. On évite ainsi de voir se produire un certain nombre des accidents dont nous parlerons tout à Theure. On sait que cet antiseptique est lui-même utilisé pour la fabrication d'un certain nombre de pièces de pansement, g^aze, charpie, coton, etc. (1).

L'acide phénique, si on peut utiliser le tableau de Miquel (voy. plus haut), est loin d'être un des antiseptiques les plus puissants que nous ayons à notre disposition. Mais il est facilement maniable, se dissout facilement, et c'est peut-être là une des causes de sa popularité, Xi'acide phénique cependant n'est pas sans avoir une action réelle sur l'org'anisme des malades qui sont

(1) Il ne faut pas oublier qu'il faut de préférence avoir recours à ^es solutions anciennes; la dissolution est toujours plus parfaite et on risque moins de trouver dans les solutionsces petits cristaux ci'acide phénique qui jouissent de propriétés caustiques très acc:entu(^s.

L'acide phénique étant peu solublo dans l'eau (1 : 20), il est bon d'ajouter de Talcool afin de faciliter la dissolution.

Voici les formules employées :

Acide phénique 50 grammes.

Alcool 50 —

Eau 1000 —

Cest là une solution forte dont il ne faut pas se servir pour iin-

Bar. 5

soumises à ua traitement local phéniqué. C'est ce que prouvent ces abaissements rapides de température que

biber les pièces de pansements qui doivent pendant longtemps rester appliauées sur la vulve.

Les solutions à 1 ^o ou 2 Vo suffisent généralement.

En pratique, Taccoucheur peut avoir toujours à sa disposition une solution alcooliqne forte.

Ciommepar exemple :

Acide phéniqué 10 grammes.

Alcool 50 —

qui lui permet de préparer instantanément une quantité d'eaiBphéniquée très suffisante pour le besoin d'un accouchement.

M.Lucas-Ghampionnière préfère substituer la glygérine àl'aicoc^ et donne la formule suivante :

Acide phéniqué cristallisé ) ^ <y^

ni ' • { Sa 25 gr. ou 50 gr.

Glycerme ) ° °

Eau 1000 grammes.

L'huile phtmiquée est surtout employée en obstétrique pou graisser le doigt^ les instruments qui doivent être introduits dan^^ les voies génitales. Pendant un certain temps, à la Maternité de^ Paris, on badigeonnait la vulve avec do Thuile phéniquée au moment de la période d'expulsion.

L'huile et la glycérine phéniquées ont des titres divers de 1 à 10 Vo.

La gaze phéniquée a la formule suivante :

6 mètres de gaze sont imbibés avec :

Acide phéniqué cristallisé 1 partie en poids.

Résine commune , . 5 —

Parafûno 7 —

Il faut avoir soin de conserver cette pièce de pansement dans une enveloppe imperméable, car Tacide phéniqué se volatilise lentement et, au bout d'un certain temps, on n'a plus que de la gaze résinée et paraffinée, c'est-à-dire privée de tout pouvoir antiseptique.

Quant à la suite d'une périnéorrhaphie, par exemple, on appli-

Ton observe à là suite des injections intra-utérines, abaissements de température qui ne tiennent certainement pas à la seule destruction des microbes, vivant, pullulant et se développant à la surface de la paroi uté-

que sur la volve de la gaze phëniquëe, il iaut imiter autant que possible le pansement de Lister.

On doit alors appliquer directement sur la plaie une petite ban * delette d'une substance imperméable à Tacide phéniaue. Le taffetas connu sous le nom de protective remplit bien cet usage. On ne peut lui substituer le taffetas gommé ordinaire. On recouvrira tout le pansement d'une toile imperméable telle que celle connue sous le nom de mackintoshy qui empêchera Tévaporation de Tacide phénique contenu dans la gaze.

Dans quelques opérations obstétricales, dans Topération césaxienne, Paccoucheur aura peut-être l'occasion de se servir de <»tgut,

Ce sont des fils faits en corde à boyau, mais soumis à une désinfection sérieuse. Pour cela, on les plonge dans la solution suiante :

Acide phénique 20 (grammes.

Eau 2 —

Huile d'olive ' 100 —

anâ laquelle on les laisse pendant cinq ou six mois.

Il faut surtout veiller à ce que les cordes à boyau employées soient de bonne qualité.

Nous aurons à nous expliquer ailleurs sur la valeur du catgut ^u point de vue opératoire.

Bien des chirurgiens se servent de préférence de fils de soie c|ueron rend antiseptiques en les plongeant dans la cire fondue additionnée d'acide phénique dans la proportion suivante :

Cire 16 grammes.

Acide phénique 2 —

Cette précaution n'a de valeur que si l'on fait cette petite opéra** tîon immédiatement avant de se servir du fil.

L'acide phénique se volatilise si rapidement qu'au bout de peu de temps on n'a plus que de la soie cirée.

rine. Il faut tenir g^rand compte de l'absorption qui se fait à la surface de la plaie. Or, dans le cas où il y a résorption d'acide phénique, on doit toujours se montrer fort prudent, car trop souvent on a pu constater chez les malades des symptômes plus ou moins graves d'empoisonnement, dus à l'acide pbénique et décrits sous le nom de carbolisme.

11 est certain que l'acide pbénique absorbé provoque un certain nombre de phénomènes généraux, aujour^ d'hui bien connus, surtout depuis les tentatives faite? dans ces derniers temps, d'introduire Tacide pbénique dans le traitement de la fièvre typhoïde» etc. Uu des premiers, Hoppe Seyler ((), a fait une série d'expériences dans le but de préciser les phénomènes observés. Il a vu que Tacide pbénique agissait sur les centres nerveux à la manière de l'alcool, du chloroforme, etc.

Sumner Stone (2) a montré qu'à haute dose l'acide pbénique agissait en occasionnant des phénomènes convulsifs. La dose étant encore plus élevée, on voit surtout des phénomènes paralytiques.

Il est certain, d'autre part, que l'acide pbénique Hgit énergiquement sur la composition du sang. L'hémoglobinurie, qui existe souvent dans les premières heures qui suivent l'intoxication, le prouve certainement.

Quoi qu'il en soit des explications qui peuvent être donnéeis par les auteurs, il est hors de doute qu'un certain nombre de faits d'empoisonnement par l'acide phé*

(i) Hoppe Seyier. Ueber das Vorkommen von PheDol im thierischen Korporund seine Ein^irkuDg auf Blut und Nerven. Pflûger*8 ArchW., t. V, 1872, p. 470.

(2) Summer Stone. Physiological Action of Carbolic Acid on the Nervous System. Phil. med. Times, 27 sept. 18;9.

nique ont été observés (1) ; le plus souvent il y eut gué-* rison et il a suffi pour l'obtenir de cesser l'usage de ce médicament, dès qu'envoyait apparaître des urines noirâtres. Chez les enfants nouveau-nés, on a observé un certain nombre d'accidents rapidement mortels dus à Taction de l'acide phénique (2).

En somme, l'acide phénique est un médicament qui n'est pas ]Aus dangereux que tout autre médicament actif; il suffit seulement d'user de quelques précautions lorsqu'on en fait usage, et de cesser son emploi dès que les urines deviennent noires.

Dans le cas où les accidents sembleraient devenir inquiétants, on pourrait suivre la méthode proposée par Sonnenburg (3), et faire prendre aux malades toutes les deux heures une cuiller à bouche d'une solution de sulfate de soude, 5 gr. pour 200, s'il s'agit d'un adulte, et 4 gr. pour 200, s'il s'agit d'un enfant. Dans 6 cas observés pur cet auteur, ce mode de traitement a donné les plus heureux résultats.

Du reste, pour ne prendre d'exemples que dans les

(1) Consultez tous les traités de thérapeutique, les comptes rendus de la Société médicale des hôpitaux, 1878-1882.

Voyez spécialement :

— Ferrand. Empoisonnement par les phénols. Ann d*hygiène publ. ^Ide méd. légale, 1876, p. 289 et 498.

— Kûster. Ueber Giftigen Eingenschaften des carbolsaure bei chirur- %ischer Anwendung. Berl. Klin. Woch, 4878.

On trouvera dans ce mémoire une étude comparative des acides phé- Kiique et thymique.

(2) Zitt. Zur Kasuislik des Carbolsaure Intoxicalion bei Sauglingen. Arch. f. Kinder Heilkunde, 1. 1, cahier 12.

— Genser. Vergiftung durch Carbolsaure nach ausserer Anwendung flerselben bei einem 14 Toge alten Kinde. Arch. f. Kind, 1. 1.

(3] Sonnenburg. Zur Diagnose und Thérapie der carbolic Intoxication. In deutache Zeilschr. f. Chirurgie, 1878.

(aitsqui nous iDtéressent plus spécialetnent, nous pour rons dire que Ton a pu faire des milliers d'injections utérines avec des solutions phéniquées sans observer le moindre accident sérieux; aussi bien, n'est-ce point dans le dang^er d'une intoxication qu'il est toujours possible de prévoir, qu'il faut chercher la cause deâ efforts faits par les accoucheurs pour essayer Temploi d'autres antiseptiques. Au point de vue de son emploi en obstétrique, le principal inconvénient présenté par l'acide phénique provient certainement de Tirritation locale causée par ce corps. Pour peu que l'on emploie des injections un peu fortes, à 2 0/0, pour peu que les solutions employées le soient en grande abondance (et cela est absolument nécessaire quand il s'agit de pratiquer des lavages utérins, vaginaux ou vulvaires), on voil souvent apparaître au niveau des grandes et petites lèvres un érythème très pénible, et parfois môme des plaques de gangrène qui obligent l'accoucheur à renoncer à l'emploi de l'acide phénique. Ajoutons enfin que cet antiseptique jouit d'une odeur désagréable, et que son action sur la peau est assez irritante pour que les sages-femmes éprouvent quelque peine à y avoir recours spontanément.

On a essayé de substituer à l'acide phénique des sels comme le phénate de soude par exemple, mais cette substitution n'a présenté au point de vue pratique aucun avantage spécial. Les phénates sont moins actifs que l'acide phénique; ils sont de plus très coûteux (1).

(1) Bacchi.PhéDate de soude dans la bactériémie des grenouilles. Note à TAcad, des sciences, 1879,

ACIDE SAIJCYLIQUB.

L'acide salicylique ou ses dérivés ont été préconisés par un certain nombre d'accoucheurs, par Grede (i), Matthews Duncan (2), Richter (3), etc.

Kolt>e (4) paraît avoir le premier bien montré tout le profit qu'il était possible d'en tirer en thérapeutique. Les recherches de Nicolaï Jalan de la Croix (5) ont précisé, ainsi que les expériences de Miquel (6), le pouvoir antiseptique de l'acide salicylique et ont montré qu'il était inférieur à celui de l'acide phénique.

D'après les recherches du premier de ces auteurs, il paraît presque certain qu'il faut des quantités très con-

(1) Grede. Kurze Mittbeilung ueber ADverdungdersalicylsaiire. Arch. f. Gyn., t. VII,p.567,

(2) M. DuDcan. Société obstétricale de Londres. The Lancel, 11 fév- 18S2.

(3) C. Richter. Ueber Aussfûlung der Gebarmutterhôhle mit Carbolwasser undûber Sali«^l.— Behandlungim Wochenbette. Miltheilungen aus der Gebaranstalt der Charitô zu Berlin Zeitschr.f . Geburths. undGynakologie Bd. H, Hft. I.

Voyez encore : Filatoff. Ueber Vaginalinjectionen mit Salicylsaûre imPuerperium. Arch. f. Gyn., t. IX, p. 467.

— Julius Muiler. Sur les propriétés antiseptiques de i^acide salicylique comparée^ à celles de l'acide phénique. Berlin Klin. Vochens, v9 19, 10 mai, p. 260, 1875.

'-Thiersch. Klinische Ergebnisse der Lister'schen Wundbehandlung und ûber den Ersatz der Garbolsàure durch salycylsaure. Yolkmann's sammlung Klinisches Vortràge, n°* 84 et 85,

— Weisz. Oie Anwendung und der therapeutische Werth des Natron salieylicum bei einigen Fieberkrankheiten aus des Klinik des Prof. Bokai. Onrosi hetilap 1880, p. 1.

(4) Kolbe, Ueber eine neue Darstellungsmethode und einige bemerkenswerthe Eigenschaften der Salicylsaûre. Journal fur prakt. Ghomie» 1874, t. X,p. 89.

(5) Voyez page 49.

(6) Voyez page 47.

sidérables de ce produit pour détruire les germes des bactéries; quant à ces dernières, l'acide salicylique paraît les endormir plutôt que les tuer. Ce premier point établi, nous avous lieu de nous demander si l'acide salicylique ne rachète pas le défaut précédent par des propriétés qui rendent son emploi des plus faciles. Or, il est beaucoup moins dang^ereux que l'acide phénique, bien qu'absorbé, il puisse donner lieu à des accidents ; il présente d*autre part certains inconvénients qui limitent son emploi. Les vaporisations d'acide salicyliqua sont impossibles, vu les sensations pénibles, chaleur à^ la gorg'e, etc., qu'éprouvent les malades obligées de respirer les vapeurs de ce corps. On ne peut donc faire usag*e de ce produit que pour les pièces de pansement et les lavag'es.

Op, l'acide salicylique est très peu soluble. 11 est vrai que pour obvier à cet inconvénient, on a proposé le mélangée d'acide salicylique et de borax, beaucoup plus soluble ; mais ce mélangée est moins actif que le borax seul ou l'acide salicylique seul. Le salicylate de soude^ préconisé par certains auteurs (1), bien plus soluble que l'acide salicylique, est beaucoup moins actif.

En résumé, l'acide salicylique, tout en étant un antiseptique qu'il ne faut pas oublier, ne semble pas mériter la larg'e place qu'ont voulu lui accorder certains

(1) En obstétrique le salicylate de soude n'est guère employé qu'à rintérieur. Dans certaines maternités» à Turin par exemple, toutes les accouchées prennent par jour 3gr. de salicylate de soude.

Voyez :

Bergesio. — Traitement antiseptique de Taccoucheroent et des suites de couches. L'Observatate Gaz. délie Cliniche^ 1878, n*8.

accoucheurs dans la thérapeutique des accidents infectieux des femmes en couches (1).

MENTHOL.

Nous ne ferons qu'indiquer ce corps qui n'a pas été, que nous sachions, expérimenté en obstétrique. C'est un c corps cristallisé, delà famiNe des alcools, qu'on extrait par le refroidissement de Thuile essentielle de menthe poivrée, dont il conserve l'odeur. Il est peu soluble dans l'eau, mais il Test beaucoup dans l'alcool, l'éther, la glycérine, les huiles volatiles (2). »

D'après les recherches de Macdonald (3), le menthol, complètement comparable au thymol, aurait une puissance antiseptique double de celle de Tacide phénique.

iLCim THYMIQUE.

On sait que c'est au D"^ Paquet que l'on doit l'introduction de l'acide thymique dans la thérapeutique des plaies et de la gangrène pulmonaire.

Son emploi en obstétrique a été surtout préconisé par

(1) Crede emploie l'acide salicylique sous forme de solution au titre de 1 pour 300 f\ 1 pour 900.

Matthews Du nean recommande remploi de la crème salicylée, 1 partie d'acide pour 5 parties de vaseline ou de glycérine. Ce serait un bon désinfectant pour les éponges, les instruments, etc.

(2) Vallin. Traité des désinfectants et de la désinfection, p. 179.

(3) Archibald Macdonald. On a newantiseptic and antineuralgic agent* Edimburg médical Journal, août 1880, p. 121 ; et Revue d^" H<iyeni,188], t. Xn, p. 65.

Inverardi (1). L'acide tbymique aurait les avantages suivants: plus actif que l'acide phénique, son odeur ne serait pas désagréable.

D'après Ranke (2), le thymol serait un poison dix fois moins violent pour l'organisme que l'acide phénique. Cependant, les recherches de Kiistner (3) ont démontré que le thymol n'était pas aussi peu dangereux qu'on pouvait le penser. II est toxique chez les animaux s'il est absorbé à la dose de 1 décigr. par kilogr. Marchand de Halle a constaté l'action spéciale du thymol sur les globules sanguins, qu'il dissout.

L'acide thymique n'aurait aucune action irritante sur la peau. C*est là cependant un fait que l'expérience a démontré être inexact; quoi qu'en pense Fritsch» les sages-femmes n'auront pas plus facilement recours à Tacide thymique qu'à l'acide phénique. Frilsch (4) préconise l'emploi de l'acide thymique pour faire des irrigations continues et des lavages intra-utérins. Il recommande la formule suivante :

Thymol 1 gramme.

Alcool . 10 —

Glycérine 20 —

Eau lOOO —

A cette dose, la solution thymique est encore active, puisque 1 gr. d'acide thymique stérilise 1,300 gr, de bouillon.

(1) Inverardi. L*acido timiconei processi puerperalifebbrili. Annali* di ostetricia, 1882, do 3-4, p. 195.

(2) Ranke. Ueber das Thymol und seine Benutzung bel der antiseptisehen Behandlung der Wunden. Sammiung Klin. Vortrfige, u9 128.

(3) B. Kiistner. Ueber die physiologischen und Therapeutischen Wirkungen des Thymols. Habilita tionsschrift Halle, 1878.

(^4) Fritsch. Centralblatt f. Gyn., 1878, p. 134.

Ep résumé, après une période d'engouemeot en faveur de l'acide thymique, les allemands tendent aujourd'hui à renoncer à son emploi, les principales causes de ce revirement doivent être recherchées dans son action irritante et son prix élevé.

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