DU BIEN ET DU MAL
23. L'homme ayant reconnu dans la plupart de ses actes un but déterminant, une volonté, a dû nécessairement admettre, dans l'Etre qui a créé l'Univers, une volonté et un but. ,
La conformité à cette volonté est ce que j'appelle le bien; l'opposition, le mal.
L'obéissance à cette volonté est ce que j'appelle le devoir de l'homme.
L'homme a donc le devoir ou V obligation de ne faire que des actes conformes au bien. Cela ne veut pas dire qu'il doive faire tout ce qui est bien et possible*, mais il y a des cas où l'abstention est un mal; de sorte que ce n'est pas seulement par des actes qu'on peut être en opposition avec la volonté de Dieu, mais encore par des omissions.
Le but de l'espèce humaiuc est celui que lui a assigné la volonté du Créateur. Il est donc nécessairement Z»o«; mais tous les moyens ne doivent pas être employés par l'homme pour y parvenir j ils sont assujettis, comme tous ses actes, à être conformes au bien.
La matière inerte obéit sans résistance aux lois qui lui ont été assignées 5 mais il n'en est pas de même de l'homme, à qui Dieu a donné l'intelligence et le sentiment, et dont les actes, tout en dépendant à un certain degré de son organisation matérielle, résultent de la délibération du principe immatériel qui est en lui.