‹ Des méthodes dans les sciences de raisonnement (volume 2)Chapitre 23 sur 63 · DU BIEN ET DC MAL · texte numérisé non relu

DU BIEN ET DC MAL

Et nous n'exceptons pas celle de notre propre corps : car l'homme est tout entier dans la pensée, le sentiment et la sensation, et tout cela n'entraîne pas nécessairement l'existence des molécules physiques, auxquelles cependant nous croyons, d'abord instinctivement, et ensuite par la raison que nous venons de donner. Il est des philosophes qui, par des considérations purement humaines appréciées par leur raison seule, se sont créé un type de ce qu'ils appellent le bien, sans que Dieu y intervienne en aucune manière. Ils semblent ignorer qu'ils ne sont parvenus à cette notion, si toutefois ils sont dans le vrai, que parce qu'ils ont suivi les indications de leur conscience, qui leur a été donnée par Dieu pour leur faire connaître sa volonté. Ils se figurent avoir établi le bien, et, s'ils croient en Dieu, ils déclarent, dans leur orgueil, qu'il ne peut vouloir autre chose. »

Cette opinion est, comme on le voit, l'inverse de la nôtre. Nous prenons pour principe du bien la volonté de Dieu, et nous le connaissons par la révélation qu'il nous en fait, et que nous appelons la conscience.

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