CHAPITRE X
de ces oppositions apparentes entre les devoirs , et qui tiennent seulement à ee que ces devoirs ont été entendus avec une généralité qu'ils ne comportaient pas. Les préceptes positifs, ayant été formulés par les hommes, oflrent nécessairement bien des imperfections , et c'est à la conscience de cliacun à y suppléer en s'aidant, s'il le faut, de la conscience des plus sages..
Il en est de même des lois positives, qui donnent si souvent lieu à des contestations entre les personnes les plus honnêtes. Établies pour les cas prévus par les législateurs, elles peuvent se trouver incompatibles dans des cas qui ne s'étaient jamais présentés à eux, et où il faut cependant décider entre les deux parties 5 c'est ce que le juge ne peut faire qu'en considérant l'expression de ces lois comme trop générale, et modifiant au moins l'une d'elles d'après l'esprit de l'ensemble de la législation. L'explication de ces contradictions est donc bien simple ; mais la solution en est souvent difficile et toujours très-délicate.