VOLONTÉ, INTENTION, BUT. - LIBERTÉ. - DÉSIR, INSTINCT
7. T^olonté, intention, but. — Si les objets extérieurs agissent sur l'homme, réciproquement l'homme agit sur eux quelquefois sans le savoir, quelquefois avec connaissance. Quand il a aperçu un objet, qu'il a pensé à le saisir, qu'ensuite il l'a saisi, on dit qu'il a eu d'abord V intention, puis la volonté de le saisir.
La chose voulue s'appelle le but qu'il s'est proposé.
On parle si souvent des actes de la volonté qu'on pourrait donner à penser qu'on la regarde comme un être réel, tandis que ce n'est qu'un état de l'esprit de l'homme qui se porte avec connaissance à un acte quelconque. Cette observation paraîtra peut-être superflue à ceux qui ne connaissent pas toutes les subtilités et toutes les bizarreries émises par les sophistes. Nous ne craindrons pas de nous répéter en ramenant sans cesse à l'unité dans l'homme, et ne laissant pas croire que ses facultés soient autre chose que luimême considéré sous divers aspects.
8. Liberté. — Ce que nous venons de dire à propos d'un acte très-simple se reproduirait toutes les fois que l'homme s'est porté avec connaissance à un acte quelconque.
Il a commencé par penser aux choses dont il est question, c'est-à-dire à délibérer; il en est résulté Vintention d'arriver à un certain but, puis la volonté d'y parvenir et enfin l'acte qui le lui fait obtenir.