CHAPITRE XX. I
multipliera la première par y et la seconde par Sx, puis on les retranchera, ce qui donnera
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et reportant dans la première, on obtiendra une équation du neuvième degré en x, réductible au troisième en prenant x^ pour inconnue, et dont le dernier terme sera — a^. Elle aura donc une racine réelle de même signe que a^ ou que a, et la valeur dey sera réelle et de même signe que b. On aura donc une racine cubique de a-f- ^ \J — i , qui sera
X et j étant réels. c. q. f. d.
171. La valeur ci-dessus, qui donne y et x, change de signe avec b, sans changer autrement. On aura donc une racine de a — b ^ — i en prenant x — y y/ — i .
Mais, indépendamment de cette remarque, il est clair que le cube de x — y \J — i , formé suivant les règles convenues, ne différera de celui de x -hy yj — i que par le signe du coefficient de \J — i ; si donc cette dernière expression élevée au cube donne a-\- b sj — i , l'autre donnera pour cube a — b \J — I .
La même observation s'applique aux racines de tout autre degré des expressions de la forme
a-àzb sj — I .
172. Théorème III. — Si im. polynôme P est divisible séparément par [x — a)'" et [x — b)" ^ a et b étant réeb ou imaginaires, il le sera par [x — a)"^ [x — b)".
igO SCIENCE DES NOMBRES. CHAPITRE XX.
En effet, soit Q le quotient de P par [x — «)"', on aura
Or, P étant divisible par [x — b)"^ devient nul quand on fait x=zb, et comme le facteur [x — a)"^ ne le devient pas, c'est Q qui doit le devenir : donc Q est divisible par X — b. Reste à savoir à quelle puissance x — b est facteur dans Q. Or il est facile de voir que c'est à la même qu'il l'est dans P. Car, s'il l'était à une puissance plus élevée dans l'un que dans l'autre, en divisant les deux membres de l'identité (i) par la plus faible des deux, x — b resterait facteur dans l'un des deux membres, sans l'être dans l'autre ; de sorte qu'en faisant x =:b l'un des membres s'annulerait, et non l'autre; ce qui serait absurde.