‹ Des méthodes dans les sciences de raisonnement (volume 5)Chapitre 112 sur 219 · DE L INERTIE DE LA MATIÈRE · texte numérisé non relu

DE L INERTIE DE LA MATIÈRE

169. Nous avons admis, comme résultat général de l'observation, que lorsqu'un corps, immobile d'abord au milieu du système invariable des objets terrestres, se déplace par rapport à eux, il y a une cause extérieure qui a agi sur lui en ce moment; de sorte que si aucune force n'avait agi, il serait resté indéfiniment dans la position qu'il occupait.

De plus, des expériences variées et mille fois répétées ont constamment montré que, lorsque les causes qui ont déplacé ce corps cessent d'agir sur lui et que les résistances inévilal)lcs diminuent de plus en plus, son mouvement tend de plus en plus à devenir rectiligne et uniforme; et Ton a dû en conclure naturellement que, si l'on pouvait annuler l'efïet des frottements, de l'air ambiant et autres résistances quelconques, le mouvement du corps serait rigoureusement rectiligne et unilbrmc.

C'est de l'ensemble des expériences de ce genre que Ton a déduit le principe de \ inertie de la matière, qui a été confirmé sans aucune exception par l'accord des conséquences qu'on en a tirées avec les faits résultant d'expériences directes, ou d'observations dans le svstème du monde ; il [)eut être énoncé de la manière suivante :

Tout point matériel en repos y reste tant qn'i/ ne survient aucune action extérieure ou force, et, a'// se meut sans qu'aucune force lui soit appliquée, son mousement sera rectilii^ne et uniforme.

Mais il ne laut pas entendre pai- là qu'un corps n'entre

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