CHAPITRE MI
cation. C'est, si l'on veut, une hypothèse extrêmement %Taiscmblable, qui peut servir de base à une science de raisonnement, mais qui demande à être vérifiée par l'accord de ses conséquences les plus éloignées avec les faits observés.
Remarquons, comme conséquence très simple de ce principe, la proposition suivante, dont nous ferons bientôt usage :
Si à un instant quelconque un point matériel en mouvenient, soumis à U action d^une force quelconque, est considéré relativement à trois axes se coupant en ce point même, et dont tous les points ont une vitesse constante, la même, en direction et en grandeur, qu'a le point au moment que l'on considère, le mouvement relatif de ce point, par rapport à ces axes, sera identique avec le mouvement absolu quil aurait si les axes étaient immobiles, et que le point partant de V origine sans vitesse fût sollicité par la même force que dans son mouvement relatif.
C'est ce que Galilée a admis lorsqu'il a traité la question du mouvement curviligne des corps pesants.
172. Si la force est de celles qui produisent une vitesse finie dans un temps inappréciable, et cesse immédiatement d'agir, le mouvement relatif sera uniforme; sa vitesse sera celle que la force aurait communiquée au mobile en repos, et il est évident que le point aura, par rapport à des axes fixes, un mouvement uniforme suivant la direction de la diagonale du parallélogramme construit sur les deux vitesses, et avec une vitesse constante égale à cette diagonale même. Tel sera l'efTel d'une vitesse communiquée à un point déjà en mouvement. Si ce mouvement n'était pas rectiligne et uniforme, on négligerait l'effet produit par la force continue pendant la durée insensible de l'action de la force instantanée, et l'on n'en tiendrait compte qu'après la composition des deux vitesses finies.