COMMENT L ASTRONOMIE EST DEVENUE UNE SCIENCE DE RAISONNEMENT
221. L'Astronomie a été longtemps une science d'observation; Newton en a fail une science de raisonnemenl.
Nous allons montrer comment cette grande transformation a été opérée, et d'abord, nous indiquerons rapidement par quelle suite d'observations et de raisonnemenl > l'Astronomie était parvenue au point où elle était lorsque ce grand homme a paru. Ce sera un exemple intéressant des méthodes par lesquelles on peut déduire de faits particuliers, des faits généraux pouvant servir de base à une science de raisonnement.
Un observateur attentif, aidé d'instruments bien simples, reconnaît facilement que tous les astres, y compris le soleil cl la lune, se déplacent d'une manière continue, et semblent tourner uniformément, en conservant les mêmes positions relatives, autour d'un axe mené du point de la terre où il se trouve, à un point du ciel ([uOn nomme pôle^ et est très voisin dune certaine étoile, nommée, à cause de cela, étoile polaire. Or, en quelque point de la terre que soit placé l'observateur, il reconnaît que Taxe de cette révolution est toujours dirigé de la même manière par rapport aux étoiles, qui semblent former un système rigide: d'où il est facile de conclure que la distance de la terre aux étoiles est incomparablement plus grande que celles des différents lieux d'observation sur la terre. La durée de cette révolution se nomme /our sidéra/.
3l<t Dl MOl'VEMENT PRODUIT PAR LES FORCES.
Mais on s'aperçoit bientôt que les positions relatives de tous les astres ne restent pas constantes; il suffit d'observer la lune quelques jours de suite, pour reconnaître des changements notables dans ses dislances aux étoiles. Il en est de même du soleil, dont le déplacement esl en\iron douze fois plus lent.
Outre ces deux astres qui se présentent les premiers, il en est quelques autres que leur petitesse a fait d'abord confondre avec les étoiles, et dont le déplacement est bien loin d'offrir à l'observateur une aussi grande régularité. On leur a donné le nom de plani'.tes.
'222. Détermination des points sur la sphère réleste. — Tous les mouvements se déterminent lacilement en rapportant les positions à deux grands cercles de la sphère céleste idéale, dont l'obserxateur occupe le centre, et sur la surlace de laquelle il projette tous les astres par des rayons visuels. L'un de ces cercles est perpendiculaire à l'axe du monde, autour duquel s'effectue la révolution ctiurne commune à tous les astres, et se nomme Véqiiateiir céleste ; le second a son plan perpendiculaire au premicM" et passe par une étoile choisie arbitrairement. Cela posé, un point (juelconque sera déterminé sur la sphère en menani un plan par ce point et l'axe du monde, ce qu'on appelle un plan méridien., jiuis cherchant l'angle de ce plan avec le premier méridien, «1 la distance du point à l'équateur, comptée sur le nn-ridien du point. \^r dernier de ces angles se nomme la drriinaison du point, et l'autre son ascension droite. Ce sont là les deux coordonnées que Ion emplon- pour um- première détermination des points, et (pii oui servi pour tracer les courbes (|ui représentent la marche apparente du soleil, de la lune et des planète^ pmir un obserNateur placé à la surface de la terre.
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