ATTRACTION UNIVERSELLE
239. Les planètes, dans l'infinité de positions qu'elles prennent autour du soleil, étant sollicitées par des forces dirigées constamnacnt vers le centre de cet astre, il serait bien difficile de se refuser à admettre que la cause de celte tendance réside dans le soleil même, et consiste par conséquent dans une attraction exercée par la matière du soleil sur celle des planètes, proportionnellement aux masses respectives de ces planètes, et en raison inverse du carré de la distance.
Admettant cette action du soleil sur la matière qui compose toutes les planètes, il est bien naturel de l'étendre aux satellites eux-mêmes. Et comme les ravons menés du soleil aux dlfférenls points du svstèmc d'une planète et de ses satellites peuvent être considérés comme parallèles et égaux, les forces produites sur ces corps seront parallèles, et proportionnelles à leurs masses; d'où il suit que leurs mouvements relatifs ne seront pas altérés par l'action du soleil.
Si donc on néirlliic toute autre action exlériouro à ce système partiel auquel s'étendent les lois de Kepler, on est dans le même cas que pour le soleil et les planètes, et l'on en conclut <|ue les mouvemrnls des satellites autour de leur planète sont dus à une attraction exercée par celle planète sur ces satellites, proportionnellement à leurs masses et en raison inverse du carré des distances.
Maintenant, admettant avec Newton (pie la loi île I éi;.ilité de l'aclioM et de la réaction, vérifiée par toutes les expériences à 1.» surfa<o de la terre, a lieu pour lous les