‹ Des méthodes dans les sciences de raisonnement (volume 5)Chapitre 152 sur 219 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

evactemcnt par la méthode que nous avons indiquée pour les planètes qui ont des satellites, parce que la masse de la lune ne peut être négligée par rapport à celle de la terre; néanmoins celte méthode donnera un moven de vérification lorsque l'on connaîtra le rapport de ces deux masses. Mais on peut parvenir à connaître la masse de la terre par un autre moven qui ne saurait être employé pour aucune autre planète, et qui résulte de la connaissance que nous avons de l'attraction qu'elle exerce sur les corps situés à sa surface. Cette attraction est égale à la pesanteur, augmentée de la composante verticale de la force centrifuge. De plus, il faut avoir égard à l'aplatissement de la terre, et Ton trouve que, sur le parallèle dont le carré du sinus de la latitude est |^, et dont la distance /• au centre de la terre a pour valeur /• = 636455 1, l'attraction G de la terre est sensiblement la même que si elle était sphérique et qu'elle eût /• pour ravon. En la calculant d'après la loi de la variation de la pesanteur à la surface de la terre {Mécanique céleste), on trouve qu'elle a pour valeur 9,81640, ce qui est un peu supérieur à g.

Si donc on désigne par m la masse de la terre, et par /* l'attraclion mutuelle de deux unités de masse, placées à l'unité de distance l'une de l'autre, on aura

On peut tirer de là la valeur de y, et la reporter dans

la formule — t^^t— =^ f{^^ H- '") <^|iii se rapporte au mouve-

menl de la terre autour du soleil. Il en résulte

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