‹ Des methodes dans les sciencies de raisonnementChapitre 16 sur 153 · CHANTEE II · texte numérisé non relu

CHANTEE II

généralité du théorème. Mais il ne faul pas se dissimuler que dans des questions plus compliquées ce procédé préseule des inconvénients que nous signalerons plus lard, et qui ont conduit à en adopter un plus parfait.

30. Autre théorème. — Si on multiplie un nombre par lu produit de deux autres, on aura le même résultai que si l'on multipliait ce nombre par le premier facteur de ce produit, el le résultat par le second.

Soit, en effet, un nombre quelconque à multiplier par le produit de 37 par 19, ou par 5i3. Représentons-nous d'abord ce nombre écrit 27 fois, puis ce tableau répété 19 fois ; il est évident que le nombre de fois que le nombre donné sera écrit après cette nouvelle opération sera 19 fois ce qu'il était avant, ou 19 fois 37. Donc, eu multipliant le nombre d'abord par 37, puis le produit par 19, on a pour résultat ce même nombre répété un nombre de fois égal au produit de 27 par 19. El, comme les raisonnements ne dépendent pas des valeurs des nombres 37 el 19, qui ne sont là que pour éviter des circonlocutions, on n'éprouvu aucun (loule sur la généralité du théorème.

31. Remarque. — Ces théorèmes, et d'autres que nous omettons, pourraient facilement Être étendus à un nombre quelconque de facteurs; mais nous nous en dispenserons parce que notre objet n'est pas de faire un Cours complet, mais d'indiquer dans quel esprit il doit être fait. Nous

mcnl on peut dans l'Arithmétique élémentaire obtenir la démonstration de propositions générales. Et cela est absolument nécessaire, si l'on ne veut pas que cet enseignement soit borné à la connaissance de procédés mécaniques, sans raisonnements qui les justifient.

La première méthode que nous avons indiquée à cet effet consiste n désigner les nombres uniquement par le rôle

34 SCIENCE DES K01IBBES.

qu'ils jouent dans la question, et raisonner jusqu'il ce que

alors établie généralement.

arbitraires pour représenter ceux que l'on lionne, et à raisonner indépendamment de ces valeurs particulières. La conclusion en sera elle-même indépendante.

32, Procédé pour effectuer la multiplication. — Pour obtenir une règle générale il suffirait, d'après ce que nous avons dit, de considérer deu* nombres déterminés cl de faire les raisonnements indépendamment do leurs valeurs paitioiilières. .

Nous n'entrerons pas dans le détail de cette opération. Nous nous cou tenterons de dire qu'on la décompose en autant d'autres qu'il y a de chiffres au multiplicateur, et que chacune de celles-ci se ramène n la multiplication du multiplicande par un nombre d'un seul chiffre. Car, par exemple, le chiffre des centaines représente un nombre égal à celui que marque lu chiffre multiplié par cent. Dune, pour répéter le multiplicande autant de fois qu'il y a d'unités dans la partie du multiplicateur marquée parle chiffre

tés que marque ce chiffre, puis du multiplier le résultat partent, ce qui se l'ait en écrivant deux zéros à sa droite.

La multiplication par un nombre quelconque se ramène donc à celle par un nombre d'un seul chiffre, laquelle se fait immédiatement en multipliuut chacune des parties du multiplicande.

Nous n'en dirons pas davantage sur cette opération ; de plus amples détails appartiennent à un Cours spécial d'Arithmétique.

33. Division. — Cette opération â pour but de partager un nombre eu un nombre désigné de parties égales, et de

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