‹ Des méthods dans les sciences de raisonnementChapitre 113 sur 198 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

le rayon vecleurpartaiil du centre du soleil est pour chacune d'elles proportionnelle au temps employé à la décrire, et que d'une planète à l'autre les carrés des temps de leurs révolutions autour du soleil sont entre eux comme les cubes des grands ascs de leurs orhîles. Ces résultats, yériflés aussi souvent que cela a clé possible, peuvent être considérés comme certains et indépendants de toute hypothèse. Ils constituent des faits généraux auxquels (ouïes les théories seraient tenues de satisfaire, mais qui suffisent, comme nous allons le voir, à l'établissement delà théorie unique, qui donne l'explication de tous les phénomènes relatifs aux mouvements des corps célestes. Ces faits généraux, auxquels on a donné to nom de lois de Kepler, peuvent être énoncés comme il suit :

Les planètes, considérées comme de simples points matéfielsf se meuvent par rapport au soleil, suivant des ellipses dont un foyer est au centre du soleil.

Les aires décrites parle rayon vecteur partant du centre du soleil, sont proportionnelles au temps.

Les carrés des temps des révolutions de deux planètes quelconques autour du soleil, sont entre eux comme les cubes des grands axes de leurs orbites.

Ces lois s'observent dans les mouvements des satellites d'une même planète par rapport au centre de cette planète.

Nous arrêterons ici l'exposition des recherches qui avaient pour but de déterminer par l'observation assez de données pour faire de l'Astronomie une science de raisonnement. C'est à Newton qu'on doit ce grand résultat. Il y est parvenu en perfectionnant d'abord la science générale des forces, et en supposant ensuite que la matière qui compose les corps célestes, est soumise aux mêmes lois de mouvement que la matière des corps terrestres. C'est ce que nous allons exposer brièvement.

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