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par le snleil sur la portion (le la lerre qui dépasse la spliêre. (lonl le diainèlfe est la distance de ses deux pôles. Il parvenu, malgré le peu de ressources que lui offrait l'étal de la science, à ce grand résultat : que celte action devaii produire sur l'axe de la terre un mouvement Irès-leni autour de l'axe de l'écîiplique. Ainsi l'équateur terrestre, toujours également incliné sur le plan de récliptiqi devait le couper suivant une ligne variable faisant une révolution entière dans un intervalle de plus de vingt-six mille années. Les points d'intersection de cette ligne avec la circonférence de l'écliptique étant les points équinoxiaux, il en résulterait pour ces points le mouvement régulier de précession que l'on connaissait depuis si longtemps, et dont on ne soupçonnait inôme pas la cause.
Mais la loi delà précessi-on des équinoxes est légèrement troublée par l'action de la lune, qui , par un effet semblable à celui du soleil sur le ménisque terrestre, produit sur l'axe de la terre une légère déviation qui s'accomplit dans une période d'environ dix-huit ans, et à laquelle on a donné le nom de nutation.
La théorie de Newton l'a ainsi conduit à l'explication des mouvements du globe lerresii-e, considéré dans son ensemble comme un corps de figure invariable; mais il lui a été donné encore de reconnaiire les causes des mouvements périodiques qui ont lieu à la surface de l'Océan, et que Galilée lui-même n'avait pas soupçonnées. 11 a reconnu que cette sorte de perturbation, que l'on nomme flux et reflux, élaîl due à l'inégalité de l'attraction exercée sur les différents points de la terre, tant par le soleil que par la lune. Galilée, après avoir réfuté différentes explications de ce remarquable phénomène, en a donné lui-même une tout aussi inadmitisible; mais, ne connaissant pas la gravitation universelle, il ne pouvait en trouver la vraie théoi'ie.
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45o DO MOUVEM. PRODUIT PAR LES FORCES. — CHAP. XXVI.
Nous n'en dirons pas davantage sur lo grand problème du mouvement d'un système de corps libre ; pour les détails et les calculs tjni s'y rapportent, nous ne pouvons que renvoyer aux Mémoires ei aux Traités spéciaux de mécanique céleste .
JNons n'avons voulu que poser la question et en indiquer les grandes divisions : nous ne pouvons faire plus, d'après l'objet de cet Ouvrage; mais nous n'avons pas cru devoir faire moins.
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1, Dans celle Partie de notre Ouvrage, nous nous sommes proposé de donner un exemple de l'application de nos méthodes générales à la furmalion d'une science de raisonnement, dont les éléments dépendraient du système matériel au milieu duquel nous vivons.
rVous avons choisi à cet ellet la propriété la plus simple et lu plus générale de la malièrc, qui joue un rôle dans presque tous les pliénomènes que nous oilrent les corps, indépendamment de l'espèce particulière de la matière qui les compose, et se piésenle par conséquent la première à notre étude : celle propriété est la mobilité.
2. On reconnaît bicnlôl que le plus ordir déplacement d'une portion quelconque de matière n'est pas spontané, et est dû à quelque chose en dehors d'elle; et celle observation est si générale, que, lors même que celle cause nous est cachée, nous sommes portés à admettre qu'elle existe. Ces causes de mouvement, que nous trouvons en nous-mêmes, el dont nous avons le sentiment toutes les fois que nous déplaçons un corps, nous les nommons des forces.
Une force met un corps libre en mouvement; mais plusieurs forces agissant sur un même corps, pourraient se détruire mutuellement, et le corps ne serait pas déplacé. Dana ce cas, on dit que ces forces sont en équilibre. L'objet tjue nous avons eu en vue a été l'étude de ces mouvements ou de ces équilibres^ et l'ensemble de leurs lois, c'est-à-dire
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des rapporls nécessaires résullant de Tactiou des forces sur les corps, constitue la science des forces.
3. Pour qu'elle devienne une science de raisonuemeni, il faut, comme nous l'avons dit pre'cédemmcnt, connaître ]a nature des forces, c'est-à-dire connaître assez de propriétés des forces, pour que tous leurs effets en soient des conséquences nécessaires.
Ces propriétés fondamentales, qui renferment viriuellement la science entière, ne peuvent être obtenues que par l'observation des phénomènes; car le monde matériel aurait pu être soumis à des lois différentes de celles qui le régissent, et, par conséquent, ces lois ne peuvent être découvertes par l'intelligence de l'homme qui se placerait en dehors de ce monde réel.
C'est l'établissement de ces lois fondamentales qui a dû nous occuper d'abord.
4. Les forces sont de ces choses qui ne peuvent être définies-, dire que ce sont des causes de mouvement, n'est pas réellement les définir, puisque ces causes n'étant pas connues d'avance, ce ne serait que substituer un mot à un autre. Mais, ce qui est essentiel, c'est que leur égalité cl leur addition soient définies avec précision ; et c'est par là que nous avons commencé.
Quant à l'établissement des principes fondamentaux, nous nous sommes d'abord occupé de ceux qui se rapportent à l'équilibre, parce qu'ils sont plus simples et moins nombreux que ceux qui se rapportent au mouvement; et nous avons exposé complètement la science de l'équilibre, avant de nous occuper de celle du mouvement, non-seulement parce que la première est plus facile, mais encore parce qu'elle est la base de la seconde.