‹ Des méthods dans les sciences de raisonnementChapitre 9 sur 198 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

DONNÉES EXPÉRIMENTALES ET PROPOSITIONS GÉNÉRALES RELATIVES A LÉQUILIBRE DES FORCES.

9. Les propositions que nous allons établir ne devront pas être présentées toutes immédiatement aux eommençants : trop de généralité dès le début produit presque toujours du vague et de l'oLscurité, et l'on ne se rend pas assez compte de ce que l'on admet sur des choses que l'on n'a pas encore pratiquées.

Mais dans un Ouvrage comme celui-ci, qui n'est pas destiné à ceux qui n'ont encore aucune notion sur les matières qui y sont traitées, il nous a paru convenable de présenter dans leur ensemble les principes qui sont la base de la science, et qu'on applique à chaque înslanl dans les circonstances les plus variées. Il peut être sage, dans un premier enseignement, de n'introduire chacun d'eus qu'au moment où il est devenu indispensable; mats quand on a sufllsamment étudié les détails, il eslbon de réfléchir sur leur enchaînement, et de se rendre compte de l'ensemble des données premières, et des principes qui ont guidé dans les déductions.

10. PiîEMiEH pRiwciPE. — Lorsqu'un système de poinis esl en équilibre, on ne déirtiit pas cet état en fixant un ou

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12 DE l'équilibre des forces.

plusieurs de ces points, ou en étab/issaiit entre eux ries

liaisons nouvelles.

En effet, on n'introduit ainsi aucune force; on donne seulement des moyens de détruire certaines forces nouvelles que l'on introduirait dans le système.

Nous admettrons encore, soit comme évident de soimême, soit comme résultai de l'expérience, que lorsqu'un système (le points est en équilibre, cet état subsisterait encore si l'on ajoutait de nouveaux points, ou qu'on en supprimât, pourvu que toutes les liaisons primitives ne fussent pas altérées. Ainsi, en supposant le système entièrement rigide, ce que nous désignerons quelquefois sous le nom de coi-ps solide, on pourra y lier ou en retrancher une quantité de matière quelconque, pourvu que les points auxquels sont appliquées les forces ne puissent changer leurs dislances mutuelles, et qu'aucune force nouvelle ne soit introduite; et l'équilibre ne sera pas troublé : de sorte qu'on n'a à s'occuper que du système des poinls d'application et de leurs liaisons extérieures, indépendamment de la matière qui compose le corps, et de la forme qu'on lui donne.

1 1 . Deokième prikcipe. — Si divers systèmes de forces appliquées à un système de points liés entre eux et au système vwariable d'une manière quelconque, y sont séparément en équilibre, et que les liaisons soient susceptibles de produire des résistances indéfinies, ils seront en équilibre quand ils y seront appliqués simultanément.

Ainsi, dans un système sur lequel certaines forces sont en équilibre, on peut, sans le rompre, introduire de nouvelles forces qui seraient en équilibre sur ce système, si elles y étaient seules.

On peut aussi évidemment supprimer des forces qui sont détruites par les efforts qu'elles font naiire dans ce système matériel. Mais il ne suffirait pas de s'assurer qu'elles

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