‹ Des méthods dans les sciences de raisonnementChapitre 91 sur 198 · IV1=VD, P = VD · texte numérisé non relu

IV1=VD, P = VD

On voit par là que si l'on formait la Table des densités et celle des poids spécifiques d'une série de substances boniogènes, les nombres de la seconde ne différeraient de leurs correspondants de la première que par le facteur constant g.

Le plus ordinairement, dans ces Tables, on prend pour terme de comparaison l'eau distillée, prise à la température du maximum de densité; et l'on représente par l'unité, dans l'une la densité, dans Tautre le poids spécifique de

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l'eau. Dans cette su[iposilioii , les deux Tables seraient composées des mêmes nombres, et on se borne à l'une des deux dans lous les ouvrages de Physique. On peut l'appeler, indifTéremment Tnhle des riensilés ou Table des poids spécifiques. Mais il faut bien se souvenir que les poids spéeiRques des substances, tels qu'ils doivent èlre substitués dans îcs formules de la Mécanique, s'obtiennent en mulliplianl les nombres donnés parla Table, par le poids spécifique de l'eau qui est looo, puisque le mètre cube estl'unilé de volume, et le kilogramme l'unité de force. Et de même, pour avoir les densités de ces subslauc.es, il faudra

mnliiplier les nombres correspondants de iaTable par •

L ACTIOW ET DE L\ RÉACTiOK

187. Considérons un point matérid soumis à l'action d'une force constante, qui lui fait parcourir une ligne droite d'un mouvement uniformément accéléré. On peut remplacer celle force, quelle qu'elle soil, par un corps qui pousserait ou tirerait le point, de manière à lui faire suivre le même mouvement; auquel cas la force produite par sa liaison au corps serait la même que la première. Or, si l'on réalise cet élat de choses en poussant ou en tirant un corps quelconque au moyen d'un ressort dont on puisse négliger la masse, on reconnaîtra qu'il arrive toujours à un état permanent de tension. Il résultera de là, en ne tenant pas compte delà force nécessaire pour produire l'accéléraiiou du ressort dont la masse est considérée comme insensible, que ce ressort est sollicité à chaque instant par deux forces en équilibre, et par suite égales et contraires. Donc l'action exercée à l'une des extrémités du ressort, et qui produit Paccélération, est toujours accompagnée d'une autre action égale et contraire appliquée à l'exlrémilé qnî

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25a DTI MOUVEMEKT PnODUIT PAR LES FORCES.

est liée au coi]js. Cette dernière force est nommée réaction du corps, et les expériences que nous venons d'indiquer démontrent que l'action est conslamment égale, à la réaction, dans tout mouvement où Ja force est constante ; et par conséquent aussi dans le cas où elle est vaiiable, puisqu'on peut toujours la considérer comme conslante dans un intervalle de temps infiniment petit. C'est cette réaction qu'on appelle /b/'ce iVinertie.

Le principe étant établi pour tous les cas où la force est produite par des liaisons matérielles, on l'étend naturellement an cas même où l'on n'aperçoit aucun iniermédiaîre entre les deux points qui agissent l'un sur l'autre; action qui est toujours dirigée suivant la droite qui les joint. Cette extension est confirmée par l'accord entre les phénomènes observés, elles calculs fondés sur cette hypothèse; et d'ailleurs elle peut être démontrée expérimentalement toutes les fois que les corps entre lesquels a lieu l'action mutuelle peuvent être liés l'un à l'antre de manière à former un système rigide libre ; on reconnaît par l'immobilité de ce système que les deux forces sont contraires et égales.

Nous admettrons donc ce principe général, que toutes les fois qu'un point matériel produit une action sur un autre, ce dernier exerce toujours une action égale et contraire sur le premier; de sorte que, si ces points venaient à être liés invariablement, les deux actions se détruiraient exactement.

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