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modes naturels n’existaient pas et n'étaient pas légalement reconnus. On ne peut douter, en effet, que l’occupation militaire ne transférât le dominium ex jure Quiritium. Si l’on considère l’histoire de ce peuple étonnant, on le voit toujours les armes à la main, agrandir ses possessions , dépouiller les pays vaincus, pour entasser dans Rome leurs richesses et emmener leurs habitants en captivité. Ce butin, ces esclaves, il est certain que la loi les considère comme légitimement acquis et qu’elle reconnaît la propriété quiritaire à Ceux qui s’en sont emparés.
La tradition doit être aussi, cenous semble, reconnue comme transférant par elle-même, dans certains cas, à cette époque, la propriété romaine. Comme le fait remarquer M. Ortolan, ce n’est pas lorsqu'il s’agit d’objets importants et de valeur, comme esclaves, fonds de terre en Italie, que le propriétaire pourrait en transférer la propriété par la simple tradition ; la propriété dans ce cas ne seraïît nullement transférée et tout resterait dans l’état. Mais peut-on en dire autant et exiger les formalités compliquées de la vente romaine, la balance et la pièce de métal (æs et libram), les formules sacramentelles, lorsqu'il s'agit de choses sans valeur, d’une consommation journalière, comme vin,.blé, vêtements etc.? Ce serait aller trop loin; et si à la rigueur on peut l’'admettre lorsque la mancipatio était une vente réelle, lorsque le métal était vraiment l'équivalent de l’objet vendu dont la valeur était estimée au poids par la balance, il est impossible de croire que ces formalités soient restées nécessaires pour les aliénations de peu d'importance, lorsque la balance et le métal devinrent un simple symbole, lorsqu'on ajouta -des formules