PL. IV
B- — Sonde percée de deux yeux m et e à son extrémité.
D. — Tige qui pénètre, dans la sonde B. Cette tige a une extrémité ;! mobile et articulée en n, et mise en mouvement par une vis de 1 rappel o, comme dans l’instrument de Leroy d’Etiolles pour les ! corps etrangers de l’urèthre.
E. L’instrument monté en offrant la courbure de la sonde de Mercier.
fices, dans le but de s’opposer à son obturation par les fragments, et à l’aspiration de la muqueuse vésicale.
Jusqu’ici, dans cette étude des tubes évacuateuis, nous n’avons pas parlé des sondes à double courant, autrefois seules mises en usage. A priori, il est permis de supposer, d’après les détails de construction de l’instrument, qu’il est inférieur aux sondes que nous venons de passer en revue. C’est ce que montre l’expérimentation. Notre ami, M. Desnos, a bien voulu nous communiquer les résultats encore inédits d’expériences qu’il a faites à cet égard, soit sur le cadavre, soit dans des vessies artificielles. Il en résulte qu’une sonde à double courant ne peut être d’un calibre suffisant pour permettre une bonne évacuation. Le conduit d’aller doit avoir un calibre au moins égal au quart du diamètre total de la sonde ; ce qui, déduction faite de l’épaisseur des parois, ne laisse au conduit de retour que deux tiers du diamètre total de l’instrument.
Le courant d’aller soulève bien les fragments ; mais on n’obtient pas un bon courant de sortie; grâce à l’élasticité de la vessie, le liquide s’écoule d’une façon continue, et les fragments se déposent au fond du réservoir vésical.
Des poussières très ténues sont assez facilement entraînées, quand on change à chaque instant la position de la sonde dans la vessie ; mais le courant de sortie est insuffisant pour entraîner un fragment un peu volumineux de l’œil au pavillon de la sonde.
En résumé, les sondes à double courant ne méritent pas d’être employées. Sans rejeter d’une manière absolue les tubes évacuateurs droits, nous pouvons dire que les sondes à petite courbure sont préférables, comme fonctionnant bien, et étant plus faciles à introduire. Que si l’on tient cependant à se servir d’un tube droit, il y aura avantage à le transformer en tube courbe au moment de l’introduction, par l’un des procédés ingénieux indiqués par
M. Keyes et Corradi. Enfin, dans le cas de difficultés très grandes du cathétérisme résultant de l’hypertrophie de la prostate, les sondes à grande courbure retrouvent leurs avantages, au point de vue de la facilité plus grande de l’introduction. Faisons remarquer, en terminant, que cette question des tubes évacuateurs a une importance beaucoup plus considérable que celle qu’on serait disposé peut-être à lui accorder tout d’abord. Us ne constituent pas seulement une partie de l’appareil d’évacuation, une annexe des aspirateurs; mais, à l’aide des grands lavages avec la seringue, ils peuvent servir seuls et sans aspiration, à entraîner une bonne partie des débris caiculeux. C’est là, du reste, un point sur lequel nous devrons revenir en parlant du manuel opératoire.
b. Des aspirateurs. — Déjà, à propos de l’historique, nous avons indiqué les aspirateurs mis en usage avant l’apparition de la méthode de M. Bigelow. Nous avons seulement à examiner ici les appareils construits en vue de l’application de la nouvelle méthode.
L’appareil primitif de M. Bigelow (voyez pl. V), se compose d’une poire en caoutchouc à laquelle est relié un tube de verre destiné à recevoir les fragments; d’autre part, un tube de caoutchouc réunit la poire à la sonde évacuatrice. Des critiques nombreuses ont été adressées à 1 aspirateur ainsi construit.
Le tube en caoutchouc reliant la sonde au ballon aspirateur peut se replier ; sa longueur diminue la force du courant à l’aller ; au retour, les fragments peuvent s’arrêter dans un si long parcours. Depuis lors, l’auteur a imaginé un très grand nombre de modifications. Elles sont exposées dans un article publié par lui dans la Lancet sous le titre de: Remarques sur la lithotritie moderne, article traduit dans la Revue de chirurgie, et que nous avons déjà