‹ Des modifications modernes de la lithotritieChapitre 8 sur 17 · L. VI · texte numérisé non relu

L. VI

. — Modèles intermédiaires de l’aspirateur de Bigelow.

Fiti II

plusieurs fois cité (1). Il se préoccupe surtout d’empêcher le retour des fragments dans la vessie, quand ils ont été une fois aspirés. Il commence par établir que c’est de la poire que les fragments retournent dans la vessie, avant qu’ils soient déposés dans le récipient, et non pas des tubes. Il pense éviter cet inconvénient en adaptant à la tête du cathéter un cylindre de verre renfermant une petite sphère de caoutchouc qui repose sur une cuvette percée en pomme d’arrosoir. Cette petite balle en caoutchouc joue le rôle d’une véritable soupape qui vient fermer l’orifice du cathéter, au moment où le liquide est chassé dans la vessie. (Voyez pl. VI,fig. let 2.)JLe courant obligé de traverser les pores de la petite cuvette est filtré, et ne peut livrer passage à aucun fragment ; M. Bigelow attache à ce petit appareil une très grande importance, dans le mémoire que nous venons de citer ; et cependant nous allons voir tout à l’heure qu’il l’a maintenant abandonné. A 1 exemple de M. Thompson, il a ajouté aussi à la partie supérieure de son aspirateur un robinet permettant soit d introduire le liquide, soit de chasser les bulles d’air. Quant aux modifications qu’il a imprimées à la disposition de la poire et du tube récepteur, elles sont très nombreuses. Les figures annexées au travail auquel nous

a'v ons renvoyé le lecteur suffiront à en donner une bonne idée.

Sans cesse préoccupé d’améliorer ses instruments, M. Bi0elow ne s arrête pas dans cette voie. Nous trouvons dans le numéio du Boston medical du 11 janvier de cette annee même, la description du dernier appareil adopté par 1 auteur. C est, nous dit-il, une modification de celui qu’il a décrit autrefois dans The Lancet du 24 septembre

(1) Voyez Revue de chirurgie, 10 avril 1882.

1881(1), comme un évacuateur simplifié; maissansle support de l’instrument, qui n’est pas essentiel, et qui a été abandonné, parce que les opérateurs semblent préférer ne pas s’en servir.

Dans ce nouvel aspirateur (voyez pl. VII, ) le cathéter est disposé pour entrer obliquement en haut dans une poire sphérique, et il est prolongé jusqu’au centre de la cavité par un tube, ouvert à son extrémité, et perforé sur ses côtés de trous nombreux, qui agissent comme un filtre. Le cathéter, le tube et la poire élastique sont en ligne droite. Cette disposition a, dit l’auteur, le grand avantage de ne pas dévier le courant, et aussi de ne pas diminuer sa force. Pendant l’aspiration, le courant entraînant les débris est attiré directement de la vessie à travers le tube, dans la partie la plus large de la poire, et les fragments, s’y dispersant retombent dans la direction durécepteur. Mais lorsque la poire est comprimée, la plus grande partie de l’eau retourne à travers les perforations latérales du tube, parce que leur aire est, dans leur ensemble, plus grande que l’orifice terminal, et parce qu’elles sont plus près du point où passe l’eau pour sortir de la poire. Au moyen de ce simple artifice, l’eau est filtrée, et le retour des fragments est pratiquement empêché.

Telle est la description que donne M. Bigelow de son dernier appareil, qui lui semble l'emporter par ses avantages sur les précédents. Il a donc renoncé à sa sphère en caoutchouc reposant sur une cuvette perforée, à laquelle il attachait autrefois une si grande importance . En adoptant la méthode nouvelle, les chirurgiens ont fait subir aux aspirateurs des modifications nombreuses. Nous signalerons ici comme les plus intéressantes celles qui ont été conseillées par MM. Thompson, Guyon et Corradi.

(1) C’est toujours l’article traduit dans la Revue de chirurgie du 10 avril 1882.

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