PL. VIII
Le premier appareil de M. Thompson (voyez pl. VIII, fig. 1) se compose d’une poire en caoutchouc, à la partie inférieure de laquelle est adapté un petit récipient en verre pour recueillir les fragments. La partie supérieure porte un petit entonnoir muni d’un robinet qui sert à la fois à introduire l’eau et à expulser l’air, qui peut rester dans l’appareil. Ainsi construit, cet aspirateur est passible d’un grave reproche. Le courant se dirige vers le centre de la poire, amenant avec lui quelques-uns des fragments contenus dans le récipient en verre; et ceux-ci, pendant les pressions suivantes exercées sur la poire, peuvent être de nouveau chassés dans la vessie. De là, une nouvelle modification adoptée par M. Thompson. Dans ce second appareil (voyez pl. VIII, fig. 2), le ballon de verre récepteur est placé entre la sonde évacuatrice et la poire en caoutchouc. De cette façon le courant passe au-dessus du récipient sans y pénétrer. On est moins exposé à voir des débris s’introduire dans la poire, pour être, de là, chassés dans la vessie.
Enfin, dans la dernière édition de ses Leçons sur les maladies des organes urinaires (avril 1883), M. Thompson déclare qu’il affectionne beaucoup l’aspirateur de Clover, à la condition de lui faire subir quelques modifications. De ces changements, le premier a déjà été rapporté par lui dans The Lancet du 7 janvier 1882 (1). Il consiste à adapter à 1 insti ument de Clover un diverticulum de verre pour recevoir les fragments (voyez pl. IX, fig. 1). La seconde modification est ind’quée pour la première fois par sir Henry 1 hompson dans sa dernière édition des Leçons sur les maladies des organes urinaires. Elle consiste à changer la forme de 1 appareil récepteur en verre, qui, de cylindrique, est rendu ovale ; à faire arriver le cathéter évacuateur obli-
(1) liaduit par Lebec dans les Archives de médeeine de février 1882.
quement à la partie supérieure de ce récepteur, eu plaçant une tablette au-dessous pour empêcher les fragments de s’élever du fond avec le courant. Enfin on pratique à la partie inférieure de ce récepteur un orifice qu’on ferme par un bouchon ordinaire pour le remplir et le vider. On a ainsi, dit l’auteur, un appareil admirable et très simple (voyez pl. IX, fig. 2 et 3). Il ne peuty avoir de régurgitation des fragments, si l’on s’en sert convenablement; il n’y en a quetrèspeu autrement. «Pour la rendre complètement impossible, «ajoute sir Henri Thompson, j’ai ajouté au fond mon petit réservoir globuleux avec un robinet dans letube unissant pour couper toute communication entre l’aspirateur et ce réservoir où les débris tombent par leur propre poids, et d’où ils ne peuvent s’échapper. Supposons qu’au cours de l’opération les débris remplissent le globe ou à peu près, on peut aisément le vider et le replacer de nouveau. De cette façon, une quantité illimitée de débris peut être extraite, sens détacher l’aspirateur, mais en enlevant seulement le réservoir globuleux. »
Tels sont les divers aspirateurs successivement proposés par sir Henry Thompson. De son côté, M. Guyon, prenant pour point de départ le premier instrument imaginé par l’auteur anglais, s’est proposé de lui faire subir un certain nombre de modifications propres à le perfectionner. Deux détails de construction caractérisent surtout l’aspirateur de M. Guyon (voyez pl. X). Le premier, c’est l’interposition entre la poire de caoutchouc et le cylindre récepteur d’une toile métallique s’opposant à la pénétration des fragments dans la poire, et à leur propulsion dans la vessie. La seconde modification consiste dans la disposition du tube unissant l’aspirateur à la sonde évacuatrice. Au lieu de se continuer en ligne droite avec la sonde, comme dans l’aspirateur de Thompson, le tube, dans l’appareil de M. Guyon, forme avec elle un angle droit; lui-même s’in-