SURVIVANCE
à la Ligue des Patrictes
Quand Voltaire parlait de nos “ arpents de neige ” A l'hétaïre Pompadour,
A Louis agréant le cynique manège D’innombrables valets de cour,
Aux faiseurs, aux mignons, aux veneurs de débauche Traînant le Lys toujours plus bas,
A tous ces claque-dents que le Pouvoir embauche Et quil souffète à chaque pas;
Quand Arouet disait ces paroles sinistres Pleines de sombres lendemains,
Comu.sn de Parvenus, déguisés en ministres, Sans honte pour leurs parchemins,
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Sans fierté pour le roi, sans fin pour la Patrie, Eclaboussaient les vrais néros
Qui, quand même, luttaient pour la Gaule flétrie, Dans un cercle de fer enclos !
Ah! ces arpents de neige étaient trop loin de France, Trop loin de vos louches désirs.
Vous étouffiez les cris de la désespérance Qui déferlaient, trouble-plaisirs,
C'était vraiment trop loin pour quitter vos orgies Qui pressuraient le sol natal,
Pour vos pâles amours, funèbres liturgies Sonnant aux cœurs le glas fatal ;
Et vos divins marquis, vos troublantes marquises, Prostitués faisant florès,
Ne voyaient pas aux murs des retraites exquises L’affreux “ Mané, Thécel, Pharès.”
L’Europe vous crachait défaites sur défaites, Alors que dans vos lupanars
Une molle jeunesse organisant des fêtes
Ouvrait les villes aux pillards.
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