NAUFRAGE
Les branches du polype aux formes fantastiques Circonviennent la nef dans les flots irisés Où le soleil épand ses ondes prismatiques.
La carène, les mâts, sur les récifs brisés, S’éclairent par moments de lueurs erratiques, Avec les cabestans aux treuils vert-de-grisés,
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Sous les vagues, l’on vo't surgir dans les coursives, Spectres terrifiants au milieu des espars, Les voraces requins, les pieuvres répulsives.
Les couples et les baux, les vaigrages épars Ont éventré l’acier des membrures massives, Et les débris tordus issent de toutes parts.
Quand passe le jusant, une force invincible Rejette sur le roc les cadavres rongés Qui fixent vers la nue un orbite impassible,
Et les atolls naissants, des houles émergés, Qui montent lentement sur l’épave insensible, Rougissent leur corail au sang des naufragés.
Naples, 1908