‹ Des Mots Familia et PecuniaChapitre 24 sur 34 · RE PEINE · texte numérisé non relu

RE PEINE

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cession testamentaire. Avant lui, le culte des sacra restait loujours attaché à la qualité d’héritier. Désormais, elle fut mise à la charge de celui qui recueillait « majorem partem pecuniæ », à n'importe quel titre. Ici, le mot pecunia est significatif : il exprime seul le bénéfice réalisé par le légataire : quant à l’hériter, il ne s'enrichit pas seulement d’une part de pecunia, il recueille la familia. Or, queile est la différence essentielle qui distingue l'héritier du légataire ? C’est que le premier seul continue la personne du défunt, sus{inel personam defuncti ; à lui, par conséquent, doivent incomber les dettes et charges de la succession, en particulier et avant tout celle du culte des sacra. Tiberius Coroncanius a relâché beaucoup le lien jusqu'alors indissoluble qui rattachait cette charge au titre d’héritier. Modifiant le caractère traditionnel et religieux de l’obligation duculte des ancêtres, il l’a traitée un peu comme une simple dette de reconnaissance envers le défunt, dette proportionnée au bienfait reçu. Telle est cette réforme considérable au point de vue des principes, et qui semble manifester déjà le déclin de la religion domestique devant la raison intéressée. Ainsi comprise, elle s'harmonise parfaitement avec l'esprit novateur de Tiberius Coroncanius. Mais alors il faut admettre notre (héorie sur la /amilia et la pecunia, et laisser ici de côté toute distinction des res mancipi et des res nec mancipr.

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