PLAN
Indiquons à présent dans quel ordre matériel sont distribuées les différentes parties de ce travail.
Un premier chapitre a pour objet l’étude de quelques-unes des principales théories exposées jusqu’à ce Jour.
Encore une fois, notre dessein n’est pas d'exposer tous les résultats des travaux que notre sujet a pu inspirer. Cependant, nous ne devons pas les passer tous complètement sous silence. D'ailleurs cette partie de notre travail, loin de présenter un simple intérêt d’exposition ou de curiosité, nous servira d’abord à déblayer le terrain en écarlant certaines théories erronées avant d'arriver à l’étude directe de notre sujet; et il nous fournira, de plus, maintes occasions de poser des conclusions que nous retrouverons dans la suite et que nous pourrons alors invoquer par un simple rappel.
Cette première partie, de beaucoup la plus courte, est presque tout entière consacrée à l'étude de la théorie d’'Ihering ; incidemment nous aurons à citer
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celle de Cuq. Cette dernière n’est, en général, qu’un développement de la première, en quelque sorte une vue prise à la loupe.
Nous parlerons ensuite, en très peu de mots et pour la réfuter, d’une théorie assez séduisante exposée dans le Manuel élémentaire de droit romain de M. Girard.
Nous laisserons complètement de côté les théories des auteurs qui se contentent de proposer quelques correctifs à la théorie d’Jhering et n’apportent à notre étude aucun élément fondamental nouveau.
Le second chapitre renferme l'étude directe de notre sujet.
Une première section est consacrée à la recherche du sens étymologique des mots /amihia et pecunia. L'étude des racines trouve naturellement sa place à la base d’un travail qui a pour but la réédification d’une théorie sur la portée d’une expression. Mais devant cette théorie, dont l’étymologie nous donnera la formule, se dressent immédiatement de graves objections de principes ; elles seront discutées dans une deuxième section.
Une troisième section, tendant comme la première à préciser l’exacte signification de nos deux mots, nous montrera si les textes confirment ou s’ils renversent la notion que l’étymologie nous aura précédemment fournie à titre provisoire et sauf contrôle. Malheureusement, ces textes sont peu nombreux.
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Enfin une quatrième section, qui servira, nous l'espérons, de couronnement à ces recherches, sera la mise en application des résultats acquis. Mais loin de constituer un simple rappel ou un nouvel exposé plus ou moins heureux des théories courantes sur les successions, la tutelle et la curatelle, cette section montrera dans quelle harmonie notre théorie se combine et se fond avec les institutions et les mœurs de l’ancienne Rome.
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