‹ Des moyens barbares employés dans le combat sur terreChapitre 15 sur 34 · MO NOR · texte numérisé non relu

MO NOR

>° Lorsque le front est stabilisé, il est possible, en parlant de la ligne de feu, de distinguer deux zones qui s'étalent chacune en profondeur sur une douzaine de kilomètres environ. Sur toute l'étendue de celle qui est la plus avancée dans la direction de l'ennemi, le sol pourra être complètement ravagé si la stabilisation est de longue durée. Les destructions ne s'effectueront qu'au fur et à mesure des nécessités militaires qui se présenleront, mais par avance aucun édifice d'aucune sorte ne pourra êlre utilement mis à l'abri du bombardement. La population civile devra être évacuée par l'occupant et pour procéder à cette opération, il pourra, le cas échéant, employer la contrainte. Dans la deuxième zone, la protection des habitants, des immeubles qui ne présentent aucun intérêt militaire pourra être assurée d'une manière efficace, La contrainte ne devra pas être employée contre les habitants pour procéder à leur évacuation, mais celle-ci sera encouragée et facilitée. L'occupant devra prêter son concours pour protéger, dans la mesure du possible, la population demeurée sur place ;

3° Dans la guerre de mouvement la population et les immeubles du pays occupé qui ne présentent pas d'intérêt militaire devront être épargnés le plus possible ; les habitants pourront demeurer sur place, mais leur évacua- Lion devra commencer dès que la stabilisation revêtira un caractère durable.

Telles sont les considérations, dictées par l'expérience d'une guerre récente, qui, à notre avis, doivent guider tous ceux qui se préoccupent de réglementer le bombar-

dement de destruction par l'artillerie de terre.

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