MALO
sentants neutres, dont celui qui représente les intérêts de l'adversaire, s'assure qu'aucun usage ou parti militaire n'est tiré de cette protection.
L'observation d'une semblable réglementation aurait permis de sauvegarder au cours de la dernière guerre un certain nombre de monuments semblables, si l'adversaire eûl été loyal et cela aurait constitué un résultat fort appréciable. Si lon se reporte aux explications que nous avons données à la page 84 à propos de l'écart probable, on se rend compte que l'aire de protection est indispensable. Pour en déterminer l'étendue on se heurte à une double difficulté. D'une part il y a tout intérêt à en réduire la surface au strict minimum, car dans le voisinage de la ligne de feu elle ne sera pas respectée si elle est trop étendue, si Filot neutralisé est trop vaste. D'autre part il faut que l'aire déborde suffisamment hors de la base du bâtiment pour mettre celui-ci à l'abri des obus qui tombent loin du point moyen du groupement du tir. Les cinq cents mètres prévus seront insuffisants si, par exemple, un tir est effectué à vingt-six kilomètres par un canon français de 340 de marine et est dirigé sur un objectif qui se trouve tout près de la périphérie de l'aire, puisque en pareil cas, l'écart probable étant de 158 mètres, des projectiles pourront tomber à 632 mètres au delà ou en deça du point visé et dans le sens du tir. Nous supposons, il est vrai,-un bombardement effectué à longue distance, mais notre exemple comporte par ailleurs un canon précis et un tir parfaitement réglé, ce qui n'est pas toujours le cas. Nous faisons également abstraction des écarts beaucoup plus grands qui se produisent au cours même du réglage. Observons enfin que le tir de
l'aviation est un peu moins précis que celui de l'artil-