‹ Des NéphrItEs ÉdÉmAtEuses Subaiguée et Chronique de l'EnfanceChapitre 21 sur 27 · Bulletin de la Société de Pédiatrie, Paris · texte numérisé non relu

Bulletin de la Société de Pédiatrie, Paris

phalée, de l’anorexie, des vomissements, ils ne s'ensuit pas que ces troubles viennent de son azotémie, mais peut-être de son hydrémie. Et MM. Nobécourt et Darré, dans un travail « sur l’urée du liquide céphalorachidien dans les néphrites de l’enfance » concluent, après avoir cité plusieurs observations de néphrites nettement azotémiques et tant aiguës que chroniques : « Nos enfants n'ont présenté aucun des symptômes relevant de l’azotémie ».

Dans ces formes associées l’hypertension et le syndrome cardio-vasculaire ont toujours marquées. Il ne faut pas entirer, comme nous l’avons vu plus haut, que ces symptômes scient dus à la rétention azotée.

On nous permettra de dire un mot ici des crises convulsives éclamptiques au cours des néphrites de l’enfance. Elles se voient surtout dans les formes aiguës ou subaiguës et le plus souvent dans les néphrites associées et scarlatineuses. Cependant, si ces crises sont beaucoup plus rares dans les néphrites chroniques, nous en voyons rapporter un cas par MM. Nobécourt et Darré1 un autre par M. Nobécourt?, L’éclampsie peut être précoce, apparaître dès les premiers jours de la néphrite, être même le premier symptôme qui attire l’attention, ou tardive et se montrer au bout de? ou 4 semaines. Dans la néphrite chronique elle peut survenir à l’occasion d’une poussée aiguë, le plus souvent elle est terminale.

1. L’urée dans le ligq. céph. rach. dans les néphrites de l'enfance.

Soc. Méd. des Hôpitaux 12 janv. 1912.

2. Néph. chron. azotémique et hypertensive chez les enfants. Progrès Méd., 7 oct. 1922. :

CHARYAT 5 *

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À quoi attribuer ces phénomènes convulsifs. On pensait autrefois à l’hydrocéphalie ventriculaire, puis on les attribua à des phénomènes d'intoxication urémique. L’azotémie ne semble jouer aucun rôle : c’est ainsi que dans le cas cité par MM. Nobécourt et Hiarvier l’azotémie est de 1 gr. 23, dans celui rapporté par MM. Nobécourt et Darré (loco citalo) l’azotémie est de 0,83, nous la voyons seulement à 0,28-0,40 dans les cas rapportés par M. Nobécourt!. L’hydrochlorurémie doit retenir l'attention. Il est certain qu'il y a parfois des rétentions hydrochlorurées importantes. Mais elles ne sont pas constantes et sur cinq malades rapportés dans le même articlet l’œdème n’était important que chez un.

L'hypertension semble jouer un rôle plus manifeste. Nous la voyons à 19 dans le cas cité par MM. Nobécourt et Harvier?; 18,5 dans le cas cité par MM. Nobécourt et Darré (loco cilato); 14,5-10 (au lieu de 12,7 normale); 14-6, dans des cas rapportés par M. Nobécourt#. Elle est donc à peu près constante. Il ÿ a d’ailleurs longtemps que Ziemssen, Nobécourt et Vaquez (1896) ont montré

son rôle dans l’éclampsie puerpérale.

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