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latérales au moyen de fils de soie fine. Réunion de la plaie et guérison par première intention.
Quinze jours environ après l'intervention, Mme C... commence à souffrir sur le trajet du cubital, au niveau du poignet et de l’avant-bras. Ledoigt amputé, qui ne présente aucune manifestation inflammatoire, devient aussi le siège de douleurs très vives au niveau du petit moignon. De plus, la malade le tient constamment fléchi et ne peut le redresser sans éprouver une vive recrudescence de la douleur. Les doigts voisins, annulaire et médius, sont aussi difficiles à étendre complètement et restent toujours dans un état de demi-flexion. De temps en temps la malade ressent des élancements douloureux qui partent de l'éminence hypothénar pour s’irradier dans le bras.
La sensibilité est conservée : pas d'hyperesthésie bien marquée au contact. Pas non plus de troubles trophiques, si ce n’est une légère atrophie du bras et surtout de l’avant-bras.
On observe la peau rouve et luisante de la causalgie sur le doigt amputé ei une partie de la main.
Un traitement local par des applications chaudes et des bains émollients n’amène qu'un soulagement peu notable. On est obligé de recourir aux médicaments comme la morphine et le chloral
Les douleurs persistant toujours et s'étendant jusqu'à la racine du membre sur le trajet du nerf cubital, la malade consulte, à Paris, plusieurs chirurgiens qui donnèrent le conseil de pratiquer une amputation nouvelle. Le professeur Charcot, consulté à ce moment, fut d’un avis opposé; il conseilla seulement de continuer les applications chaudes et de recourir à l'extrait thébaïque.
Sous l'influence de ce traitement, une amélioration progressive survint et, actuellement, la malade a recouvré l'usage de la main et du bras. Elle n’éprouve plus aucune douleur.