ABLATION DE GANGLIONS TUBERCULEUX DE LA RÉGION CERVICALE
NÉVRITE DU SPINAL CONSÉCUTIVE. — (GUÉRISON PAR L'ÉLEC- TRICITÉ .
Jules C..., 26 ans, employé de chemins de fer. Rien à si-
gnaler dans ses antécédents. Ni syphilis, ni alcoolisme. Toutefois, le malade se dit assez sujet aux bronchites et, en l’espace de deux mois, aurait maigri de cinq kilogs.
Au mois de juin 1897, apparition d’une petite tumeur à droite, vers l'angle du maxillaire inférieur. Cette tumeur grossit peu à peu, s'étendant, en bas, au devant du sternocleido-mastoïdien et atteint en l’espace de trois mois le volume d’une patite orange.
Au mois de sepcembre la tumeur devient, sur un de ses points, rouge, fluctuante ; formation d’un abcès pour lequel le malade entre à l'Hôtel-Dieu et dont on pratique l’incision. A la même époque, le malade est atteint d’érysipèle ; il en guérit facilement.
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Malgré l’incision de l’abcès, le tumeur ganglionnaire con-
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tinue à grossir et il survient de nouveaux ganglions dans la région sus-hyoïdienne. En 1898, le malade sé décide. à se faire opérer et entre dans le service de M. le professeur Poncet, où M. Bérard pratique l'extirpation complète de ces ganglions le 22 octobre. On fait une incision de 6 centimètres sur le bord antérieur du sterno-cleido mastoïdien et On extirpeavec peine un paquet de ganglions caséifiés. Les nerfsont été préservés pendant le cours del’opération : aucun filet important n’a été sectionné.
Au bout de 4 jours, quand le malade veut se lever, il ressent des douleurs très violentes, qui s'irradient en bas dans l'épaule jusqu’au milieu du bras et en arrière dans toute la région du trapèze. Ces douleurs sont intermittentes, avec exacerbation très marquée au moindre mouvement où au moindre attouchement. Elles sont aussi parfois spontanées et ont alors pour point de départ la cicatrice ; le malade les compare, à ce niveau, à un pincement.
En outre, le malade est dans l'incapacité absolue d’élever le moignon de l'épaule et surtout de porter la main droite derrière sa tête. Le trapèze et le sterno-cleido-mastoidien sont paralysés.
Enfin, il existe un: anesthésie incomplète de toute la région. La piqûre à l’épingle est moins bien sentie à droite que du côté sain dans toute la région occupée par ces deux muscles
12 novembre. — La plaie est complètement cicatrisée, et les douleurs sont moins vives. L’'impotence fonctionnelle persiste.
En examinant le malade par derrière, on remarque une atrophie très marquée de son trapèze ; ce muscle forme une sorte de dépression en coup de hache, qui attire l'attention à première vue. Le sterno-cleido-mastoïdien est également atrophié. Exagération du creux sus-claviculaire à droite.
On traite le malade par l'électricité au moven des courants interrompus.
25 novembre. — Les douleurs ont complètement disparu
LAS et le malade commence à mouvoir le moignon de l'épaule. L'atrophie persiste.
29 janvier 1899.— Nous revoyons le malade à cette date. Les muscles ont repris leur volume normal, et il ne reste plus trace de paralysie ni d'anesthésie. La guérison est com-
plète. :
OBSERVATION XIII (Résumée) (Cuarvor, Archives de Médecine 1885.) ADÉNITE CERVICALE TUBERCULEUSE. — ABLATION DE LA TUME CR. NÉVRITE CONSÉCUTIVE DU PLEXUS CERVICAL. — ATROPHIE DES