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[Bailla.roer. Annales méd. psychoL, 1855, p. 555.)
Une jeune fille fut arrêtée à une gare de chemin de fer, eii proie à une violenle agitation Maniaque, ayant ses règles. Con*
196 DES i^ÉVROSES MEiNSTHUELLES.
duitc à la Salpêtrîère, elle y fut soumise à Tusage de Topiura, porté successivement de cinq à quinze centigrammes. Au bout d'une vingtaine de jours, le mieux survint. Mais, le mois suivant, l'accès étant revenu, on administra de nouveau le remède qui réussit.
Il y avait deux mois et demie que les règles n'avaient pas paru, lorsqu'elles se mirent à couler avec abondance pendant six jours ; dès lors la Manie reparut avec intensité. Nouvel emploi du médicament, porté à vingt centigrammes, associé au fer. Le 20 juillet, la malade sortait guérie ; la menstruation n'avait exercé aucune influence fâcheuse.
Je crains bien que l'opium n'eût aussi bien agi chez un jeune homme que chez cette jeune fille ; puisque une foule de médecins ont préconisé cette substance dans la Manie, et assurent s'en être parfaitement trouvé auprès des deux sexes. La liste en serait trop longue ; car il faudrait remonter jusqu'à Avicenne, Celse, Aetius etc.
(Gdislain. îocçons sur les phrénopathieSy 29* leçon, p. il 7.)
Une demoiselle de 21 ans était atteinte d'une Manie qui revenait tous les mois, vers la fin de ses règles. Je lui faisais prendre des bains froids dans l'intervalle du déjeuner et du dîner, et la faisais promener ensuite. Les accès diminuaient d'intensité, mais ils persistaient. On négligea de faire promener la malade après l'administration du remède, et, le lendemain, il se déclara un violent accès de fièvre. Ce lut le seul... mais il dura deux jours, et depuis lors ne reparut plus.
Voilà une crise par la fièvre, une véritable crise, comme nous en avons vu une : l'accès est survenu, non point comme un retour fonctionnel, mais comme incident perturbateur, et se substituant aux moyens thérapeutiques.