‹ Des névroses menstruellesChapitre 117 sur 130 · DÉMENCE · texte numérisé non relu

DÉMENCE

ne manquèrent plus, la malade recouvra la vue, la santé, — elle s*est toujours bien portée.

On peut émettre une foule de suppositions pour expliquer cette série d'accidents. Il y a certainement eu une congestion cérébro-spinale ; mais d'une nature toute particulière, très-probablement rhumatismale. Cette congestion a dû être la cause immédiate du délire et deis convulsions. Le traitement, son résultat, sembleraient donner raison à cette opinion, qui ne rendrait pas encore compte de tous les phénomènes, — entre autres de la mobilité des troubles paralytiques si fréquents dans l'hystérie.

t39. — Démence.

[Actes de Copenhague, 1673. Observation 78.)

Une femme de 40 ans, qui s'était toujours bien portée, s'aperçut à la suite d'une suppression que tous ses sens s'affaiblissaient peu à peu, et qu'enfin sa mémoire s'effaçait au point qu'elle avait oublié jusqu'à son Pater. On tenta la saignée du pied, les pilules d'aloès, les sels volatils, les incisifs, les stimulants, les corroborants. Le mal résistant et la malade étant dégoûtée, on lui fit un cautère à l'occiput : la mémoire revint peu à peu.

Évidemment, les symptômes de démence étaient bien l'expression d'une fluxion cérébrale sanguine. Seulement, il faut croire que la malade était fortement prédisposée ; car, que de femmes, à l'âge critique, commettent des imprudences qui amènent l'aménorrhée sans affaiblissement intellectuel ! On trouve dans les Miscellannées des curieux de la Nature (1*"® année, observ. 8, Décembre), une Observation de perte opiniâtre de la mémoire consécutive à

une rétention menstruelle, et offrant avec celle-ci de profondes analogies. On a vu (observ. 92) une amnésie suivre une apoplexie chez une fille non réglée.

t40. — Démeoce.

(Des Gaux de Fobebt. Journal de Vandermonde, 1759, t. XI.)

Une Sœur des petites Écoles eut dans sa jeunesse les pâles couleurs, auxquelles succédèrent les fièvres intermittentes, qui durèrent six mois. Alors elle commença de ressentir des coliques violentes pendant plusieurs années, au bout desquelles se déclara un squirrhe de la matrice. Depuis, elle jouit d'une bonne santé, et ses règles se maintinrent sans aucun dérangement sensible, jusqu'à l'âge de 50 ans, époque à laquelle elles cessèrent : cette cessation fut suivie de la démence, qui prit fin à son tour après sept ans, à la suite d'une perte considérable et inopinée. Elle mourut à 63 ans. M. Girard, maître en chirurgie, me pria d'aller chez lui examiner l'utérus. Celui-ci mesurait 24 pouces de circonférence et 4 pouces d'épaisseur ; il pesait 8 livres et demie, et était recouvert d'une membrane semblable au périoste. Pas de cavité, tout était oblitéré. Une des glandes du vagin, pesant trois gros, également ossifiée, résistait aux coups de marteau.

Pour les remarques à faire sur cette Observation, nous engageons le lecteur à se reporter au numéro 37 du recueil.

S4f . — Démence.

(DuBuissoN. Des vésanies^ 1816, p. 196.)

Le 4 mai 1803, entra dans une maison de santé une dame présentant tous les symptômes du délire maniaque, qui dégénéra peu à peu en démence très-agitée. Avec la cessation des règles, due à l'âge critique, le calme survint, et il ne resta plus chez elle qu'une démence tranquille.

Résumé éloquent des faits cités à l'appui de l'idée que.

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