‹ Des névroses menstruellesChapitre 61 sur 130 · Congestion cérébrale · texte numérisé non relu

Congestion cérébrale

(WiTE-'HEAD. Médical Times , avril, 1847.)

Une jeune femme de 19 ans, bien réglée, reçut le jour même où elle attendait ses règles, la nouvelle de la mort d'une personne qui lui était chère. L'écoulement menstruel ne parut pas. Deux jours après survinrent quelques accidents nerveux, de la céphalalgie, de la langueur ; puis le quatrième jour, de violents accès hystériques avec étouffements. Quelques heures ensuite, insensibilité complète. Neuf heures après, convulsions tétaniques. Peu de temps après survint la mort.

L'autopsie ne révéla qu'une excessive distension des veines cérébrales. Il y avait une très-forte congestion de la moitié droite du corps de l'utérus, et l'on découvrit à la partie supérieure de Tovaire gauche une vésicule de Graaf sur le point de se détacher.

Il n'est pas nécessaire que l'influence morbide agisse du-

rant la menstruation, pour produire son effet. Elle peut très-bien, comme ici, se manifester antérieurement ; surtout lorsque c'est à une époque très-voisine de l'écoulement. Nul doute que le chagrin, ressenti par cette femme, n'ait été la cause des accidents mentionnés, facilités par une prédisposition; car les congestions cérébrales sont rares, en ces circonstances. Les préoccupations pénibles débilitent, provoquent la chlorose, la dysménorrhée, et celleci, à son tour, amène la névrose : c'est un fait vulgaire, et hors de conteste.

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