CHAPITRE I. — NOMBRES ENTIERS. l
33. On ne doit donc jamais employer les nombres écrits de cette façon dans l'écriture proprement dite des Mathématiques; on doit donc toujours les écrire en chiffres. Il est des cas toutefois, non point il est vrai dans le calcul mais dans le texte qui l'accompap^ne, où l'on peut, pour abréger, désigner les nombres sans les écrire, ni en toutes lettres, ni en chiffres. Supposons que l'on considère 5o4o objets. On dira, par exemple, qu'on en prend la totalilé, le tiers ou le cinquième, au lieu de dire qu'on en prend 5o4o, 1680 ou 1008.
34'. On peut citer certains cas oîi des nombres de deux sortes, considérés en même temps, doivent être représentés les uns à l'aide des chiffres, les autres parleurs noms en toutes lettres. Soit, en effet, à écrire cette phrase ; V équation donnée admet les deux racines l'j et 19. Il me semble bien que, des trois nombres qui j figurent, tout le monde écrira le premier en toutes lettres et les deux derniers en chiffres. Il y a là, selon moi, une distinction à faire, distinction délicate, presque subtile, ressemblant fort à celle que font certaines langues, l'anglais par exemple, entre un article indéfini et un adjectif numéral, i-es nombres qui jouent dans la phrase un rôle plus ou moins analogue à celui de l'article indéfini doivent s'écrire en toutes lettres. Tous les autres, en chiffres.