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RAPPEL DES RAPPOKTS ENTRE LES OBJETS

GénéraKtés.

-i6o. Considéré en lui-même, isolément, loul objet nous présente un certain nombre de propriétés. Le signe de cet objet doit nous rappeler toutes celles de ces propriétés qui peuvent nous èlre utiles dans notre étude on recherche. C est ce que nous avons expliqué en détail dans le Chapitre précédent.

Considérés ensemble, comparés les uns aux autres, des objets dififérents en nombre quelconque nous présentent toujours entre eux des ressemblances, des analogies, des différences, des oppositions, en un mot des rapports de tout genre, ce terme de rapport étant pris, non pas dans le sens très précis qu'on lui attribue en Mathématiques, mais dans le sens général et, par conséquent, un peu vague qu'on lui donne en Philosophie. A ces rapports entre les objets devront correspondre, entre leurs signes, des rapjiorts de même nature; et ces rapports entre les signes devront être, en quelque sorte, des images fidèles des rapports entre les objets, afin de suffire toujours à nous les lajipeler.

Objets analogues, objets disparates.

466. Soient deux objets figurant dans une même étude ou recherche mathématique. 11 se peut que ces objets nous offrent, l'un avec l'autre, une ressemblance telle que nous soyons immédiatement portés à les rapprocher, celte ressemblance tenant, d'ailleurs, à leur nature, à leur forme, au rôle tpi'ils jouent, etc., etc. On pourrait dire : lors(ju*ils possèdent la niênie nature, qu ils sont

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homogènes; lorsqu'ils présentent la même forme, qu'ils sont senjblables; lorsqu'ils jouent le même rôle dans la question, qu'ils y entrent symétriquement; etc., etc. Mais ces différents mots sont déjà xisités en Mathématiques; ils v possèdent chacun une signification nettement définie; leur em|)loi introduirait, dans nos raisonnements, des distinctions et une précision gênantes. Nous dirons simplement, dans tous les cas, que ces objets si ressemblants sont des ol)jets analogues.

467. Il peut arriver, au contraire, (pie les deux objets considérés nous paraissent immédiatement si différents entre eux que nous soyons portés aussitôt à les éloigner l'un de l'autre. Les différences qui les séparent, qui les opposent, peuvent jirovenir aussi de leur nature, de leur forme, du rôle qu'ils sont apjielés à jouer. On pourrait donc, suivant les cas, dire que ces objets sont hétérogènes, dissemblables, dissymétriques; mais ces mots seraient trop précis. Les adjectifs distincts et différents conviendraient à tous les cas; mais ils seraient insuffisants, car ils exprimeraient seulement que les deux objets ne sont point coufondus, ne sont point idcnlicpies. Faisant usage d'un mot très expressif, quoique peu usité, nous dirons que ces deux objets sont deux objets disparates.

468. Il est bien clair que nos deux objets ne sont pas toujours aussi rapprochés ou aussi éloignés cpie nous venons de le supposer. Nous dirons néanmoins toujours (pie ces deux objets sont analogues ou disparates. Les raisons tpii nous leur feront appliquer Tune ou l'autre de ces épilhèles devront toujours être tirées de l'étude attentive de l'énoncé du problème, et de la comparaison smiultauée de tous les objets qui y peuvent figurer.

Signes analogues; signes disparates.

469. Il semble tout naturel, l()rs(pie l'on passe des objets aux signes qui les représentent, d'étendre à ceux-ci les qualifications imaginées pour ceux-là. (^est ce que nous ferons. Nous dirons que deux signes voisins sont analogues, que deux signes éloignés sont disparates. El nous pourrons ainsi énoncer les deux régies sui-

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