‹ Des notations mathématiques; énumération, choix et usageChapitre 81 sur 280 · CHAPITRE XH. — SIGNES DE REDACTION. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE XH. — SIGNES DE REDACTION. l

36o. Les signes intercalés dans le texte pour renvoyer aux notes qui les reproduisent se nomment appels de notes. Ils sont d'espèces variées. Ce sont tantôt des astérisques, des lettrines, des nombres en caractères très petits, placés à la droite du mot auquel ils se rapportent et un jdcu au-dessus de la ligne du texte; tantôt des croix, des espèces de poignards, etc., etc. Présentement, ces mêmes signes, toujours aussi petits et placés de la même manière, se mettent entre parenthèses, c'est-à-dire entre deux traits courbes qui se regardent. Parfois, on ne trace que le second de ces traits, ce qui produit un effet assez disgracieux.

366. Lorsque les appels de notes sont des numéros, la suite de ces numéros recommence d'ordinaire à chaque page. Quelquefois cependant elle se continue tout le long- du cbapitre ou même de l'Ouvrage entier. C'est ce qui a lieu dans V Encyclopédie des sciences mal liéniatiq lies. C'est ce qui a lieu aussi lorsque, pour expliquer le texte et en faciliter l'intelligence, une suite systématique de notes court au bas de toutes les pages, et forme ce qu'on appelle un commentaire perpétuel.

Renvoi à un paragraphe.

367. C'est l'usage, avons-nous dit, de numéroter les paragraphes à l'aide d'une suite de numéros allant d'un bout à l'autre de 1 Ouvrage ou Mémoire. Le plus grand avantage qu'on y trouve, c'est de pouvoir, à tout instant, renvoyer au paragraphe contenant la définition dont on a besoin, ou le théorème sur lecpiel on s'appuie.

368. Pour l'envoyer ainsi le lecteur à tel ou \.ç\ paragraphe, on indique toujours le numéro de ce paragraphe, soit dans le texte, soit sur la marge extérieure.

Dans le texte, on se contente parfois d'écrire le numéro; d'autres fois, on le fait précéder soit du mot article, soit du n\ol paragraphe, soit du signe §, qui leur est écpiivalent; le j^lus souvent, on emploie l'une cjuelconque de ces indications, en la mettant entre parenthèses ou entre crochets.

Quand on place le numéro dans la marge, c'est toujours sans A. lo

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parenthèses d'aucune sorte; ce numéro correspond alors à un astérisque^ marqué dans le texte, et qu'on reproduit ou ne reproduit pas devant le numéro.

Texte et figures.

369. Comme nous l'avons déjà dit, il existe des Ouvrages de Géométrie où les figures ne sont point marquées (294); mais c'est là un fait encore rare. D'ordinaire, les Ouvrages de cette sorte nous présentent une suile de figures correspondant aux parties successives du texie.

370. Il est évidemment essentiel qu'il existe une concordance parfaite entre \a figure tracée et le texte qui l'explique. Les mêmes lettres doivent se trouver dans l'une et dans l'autre, et s'y trouver dans le même ordre. Il serait mauvais qu'une lettre citée dans celui-ci ne fut point marquée sur celle-là. Quand ou parle, par exemple, de l'angle X'OX d'une figure, il faut fpic ces trois lettres X', O, X V soient marcpiées.

11 faut aussi que les figures soient d'aplomb, et non point |)enchées ou renversées; que les lettres n\ soient point retournées; et qu'on voie immédiatement sur le dessin les éléments indiqués dans le texte. Peut-être pourrait-on, dans les cas compliques, imiter les naturalistes, qui placent la lettre à côté de la figure, et indiquent par un trait pointillé, terminé en llèche, le point de la figure auquel celte lettre correspond.

371. Dans un Ouvrage imprimé, les diflérentes parties d'une figure se présentent simultanément ; elles ne sont indi(piées, expliquées par le texte que d'une manière successive. C'est là un désaccord qui a ses inconvénients, mais qu'on ne peut faire disparaître. Dans l'exposition orale, lorsqu'elle est consciencieuse, ce désaccord n'existe point.

Le professeur sérieux Irace les difïerenls éléments de la figure à linstanl même où il en j^arle; c'est aussi à cet instani (piil leiiidonne des noms et les marque de lettres. Il pousse même le soin jusqu'à faire toujours concorder son geste et sa parole. S'il nomme le segment AB, son doigt ne montre point le segment BA; s'il dit

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qu'il élève la perpendiculaire PO. sa main n'abaisse point la perpeDdicnlaire OP.

Quant au procédé (pii consiste à tracer la figure à l'avance, soit sur le tableau noir, soit sur une grande feuille de papier ou de toile, il n'est excusable que pour les figures très compliquées, qu'on ne peut tracer à main levée, sans instrument.

372. Il serait évidemment mauvais qu'il fallût, à la lecture d'une démonstration difficile, abandonner à chaque instant le texte pour recourir à la figure. Cette suite d'interruptions distrairait l'attention du lecteur et augmenterait sa fatigue. C'est pour cette raison, répétons-le, que certains auteurs, surtout lorsque la figure est compliquée, en suppriment le tracé (294) et se contentent d'en désigner les éléments à l'aide de notations bien choisies. Sans supprimer la figure, on en diminue notablement les inconvénients en la plaçant tout près du texte correspondant ou, comme on dit, dans ce texte. Parfois aussi, le texte couvrant la page de droite, on place la figure en regard sur la page de gauche, qui devient ainsi une véritable planche. Cette dernière pratique est excellente, surtout pour les cahiers des élèves : on ne saurait trop la leur recommander. Mais il n'est pas bon que la figure, lorsqu'elle ne présente point des dimensions trop grandes, fasse partie d'un atlas séparé, ni soit rejetée, >ur une planche complémentaire, à la fin du chapitre ou de l'Ouvrage entier.

373. Lorsque la figure est placée dans le texte, sur la page et à l'endroit même où on l'explique, il est inutile de mar(]uer aucun renvoi. I.orsqu il n'en est point ainsi, on afVecte la figure d un numéro que l'on reproduit, dans le texte, sous cette forme : fig. .3. ou (fig- 3). On place parfois cette indication dans la marge, en la rappelant dans le texte par un astérisque.

Il est bien clair que, tpiand la figure est tracée sur une |)lanclie. il faut donner, outre le numéro de la figure, le numéro de la planche. (>e dernier s'écrit d'ordinaire en chiffres romains.

37-i. Il est à remarquer que, dans les Ouvrages de Science iiiqirimés au xvi^ et au xvu'^^ siècle, les figures sont placées dans le texte, comme on peut le vérifier sur les Ouvrages de Salomon do

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Caus, de Descaries, de Huygens ('). C'est au xviii'^ siècle qu'on a ])ris l'habitude de les rejeter à la fin du Livre, ou même sur un atlas; et cet usage s'est malheureusement perpétué jusqu'à ces dernières années.

Texte et calculs.

375. Comme nous l'avons dit, dans la plupart des Ouvrages de Mathématiques, chaque page nous olïre deux sortes d'écriture : Val- ^orithme de l'Analyse ou de l'Algèbre, pour les équations et les calculs; V écriture ordinaire, pour le discours qui les accompagne. On établit souvent une sorte de correspondance entre les deux parties ainsi écrites. Il arrive même qu'on introduise l'une de ces parties dans l'autre.

376. Lorsqu'une expression, une équation, une formule a besoin d'être rappelée dans le texte, on la fait précéder d'un signe de rappel approprié : chiffre, minuscule grecque, majuscule romaine, soit placé entre parenthèses ou crochets, soit suivi seulement d une seconde moitié de parenthèse. On affecte parfois ce signe d'un ou plusieurs accents. Quel qu'il soit d'ailleurs, il suffit de l'écrire dans le texte pour rappeler aussitôt l'expression, l'équation, la formule. Ce signe, bien entendu, ne doit pouvoir se confondre avec aucun des signes de renvoi ou d'appel déjà considérés. Les numéros des équations peuvent d'ailleurs former différentes séries, ou n'en former qu'une allant d'un bout à l'autre de l'Ouvrage. Ce dernier cas se présente lorsque l'auteur lient à mettre en évidence les formules importantes, les formules à retenir.

377. On introduit parfois ralgorilhme de l'Algèbre ou de l'Analyse au milieu du discours en langage ordinaire. C'est ce qu'on fait lorsque l'on insère, au milieu du texte, un nombre écrit en chiffres, ou une lellre désignant une quantité el écrite, d'ailleurs, en italique, en ronde ou en caractères gras. C'est ce que l'on fait surtout lorsqu'on j écrit une expression ou une écpiation. Certains écrivent cette expression ou celte équation sur la ligne du texte, sans la

(') Né en 1629, mort en idj').

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