‹ Des Obligations Littérales en Droit RomainChapitre 3 sur 77 · DES LIVRES DOMESTIQUES · texte numérisé non relu

DES LIVRES DOMESTIQUES

. Dès les premiers temps de Rome tout citoyen prit l'habitude de tenir un compte exact de toutes ses affaires ; chacun notait ses recettes, dépenses, gains, pertes et tous les rapports qui le liaient juridiquement à d’autres personnes. Tous se soumettaient à cet usage, et accuser quelqu'un de ne pas tenir de comptabilité était lui faire une grave injure. On accuse Cluentius son client, d’avoir manqué à ce devoir: aussitôt Cicéron proteste ; « Confecit tabulas diligentissime » (Cic. pro Cluentio, $ 30.)

Le même Cicéron s'étonne que Verrès ait pu soutenir qu'il avait cessé de tenir ses registres, et c'est à peine s’il peut supposer qu’il y ait des gens capables d’une pareille négligence (Verrès, act. IT, $25) « Peru sit hoc genus aliquod minime probandum. » Si une somme était omise, elle devenaitpecunia extraordinaria et ce seul oubli faisait naître le soupçon de gains illicites et de

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