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MODIFICATIONS DE L'IRIDECTOMIE

Procédé de Critchett. — Nous ne citerons ce procédé que pour mémoire, car il est aujourd’hui totalement oublié.

Ce chirurgien anglais faisait à la pique une incision du :imbe scléro-cornéen et attirait ensuite dans la plaie, au moyen

1 Landesberg ; Centralblatt für Prakte Augenheilk., avril 1886.

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d'un crochet, une partie de l'iris. Si celle-ci était trop saillante, il l'incisait partiellement, mais en ayant soin d'en laisser entre les lèvres un petit lambeau pour retarder la cicatrisation et obtenir un drainage oculaire. | De propos délibéré, on créait donc un enclavement irien ave toutes ses conséquences fâcheuses. '

Irideciomie périphérique partielle de Pfüger *. — C'est là un procédé opératoire que Pflüger emploie dans le glaucome chronique simple et qu’il exécute depuis 1885. IL consiste en une excision partielle qui intéresse la grande mais respecte la pelite circonférence de l'iris. On excise une portion de l'iris entre la petite circonférence et la grande circonférence atteignant celle-ci et laissant intact le sphincter. Avant et après l'opération, Pflüger recommande l'usage des myotiques.

«Dans beaucoup de cas, dit-il, l’iridectomie de De Graefe, au lieu d'améliorer les conditions d’un malade atteint de glaucome chronique simple, est d’un effet funeste. Cela arrive dans les cas où l’ésérine ne peut pas réaliser son action sur la pupille. Dans ces cas, l'interruption de la continuité du sphincter de l'iris doit augmenter la tendance à la dilatation de la pupille et par conséquent l’obstruction de l'angle irien». D'après Pflüger, cet inconvénient sera éloigné par l'adoption d’un procédé opératoire qui respecte l'intégrité du sphincter.

L'iridectomie devant être totale, ainsi que le recommande De Graefe, c’est-à-dire intéresser grande et petite circonférence de l'iris, aucune partie de la membrane, complètement enlevée au lieu de l'incision, ne doit théoriquement s’enclaver, pour obstruer à cet endroit l'angle irien, aussi l'interruption de la continuité du sphincter ne nous paraît pas devoir augmenter l’obstruction de l’angle iridien.

! Pflüger ; Archivio de ottalmologia, 1894, ann, I, vol. I, fase, 7,

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D'autre part, l'iridectomie, en abaïissant la tension intra-oculaire a de la tendance à diminuer la dilatation générale de l'iris et aussi la dilatation de la pupiile, et non à l'augmenter comme le prétend Pflüger.

Iridectomie périphérique partielle de Dianoux.— Dans ce procédé, Dianoux a eu pour but de conserver le sphincter, tout en lui laissant, au niveau de la brèche irienne, une bande circulaire de membrane assez large pour lui servir de soutien, suffire àsa nutrition, diminuer l’éblouissement et permettre enfin le retour d'une pupille bien ronde et parfaitement contractile.

Voici le manuel opératoire *.

«La contraction énergique de la pupille, dit Dianoux, obtenue par l’ésérine, je fais avec le couteau de De Graefe une incision de la cornée de 6 mm. au moins. La pince saisit alors l'iris à l’ouverture du 1/3 périphérique avec le 1/3 moyen, et l’attire très délicatement à travers la plaie ; et la pince sectionne le pli au ras du mors de la pince. Il ne m'arrive presque plus jamais de sectionner le sphincter, et celui-ci reste attenant à une bande d'iris suffisamment large pour que, malgré l’atrophie légère qui survient à la longue, la pupille demeure presque ronde et tres contractile.

Quand la chambre antérieure le permet, je combine souvent la sclérotomie et l’iridectomie périphérique, en faisant une contreponction très large, puis retirant la pointe, creusant une rigole et ponctionnant à nouveau un peu plus haut ».

Cette intervention, lorsqu'elle est complète, ala prétention de réunir dans une seule et même opération trois méthodes différentes, la sclérotomie classique, le débridement de l’angle iridocornéen, enfin l’iridectomie périphérique partielle.

Il est arrivé plusieurs fois à notre maitre, M. le professeur

1 Roulleau ; thèse, Paris, 1898, pag. 170.

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Truc, de faire ainsi une iridectomie partielle, mais accidentellement. Au cours d’une iridectomie classique, la totalité de l'iris saisi n’était pas excisé, et le sphincter persistait. Nous ne nous sommes pas aperçu que le résultat opératoire fût meilleur dans ces Gas.

Avant de terminer cette longue description de procédés, disons quelques mots de l’Oulétomie.

Souvent, après la cicatrisation de l’incision sclérale, la vision reparait, tout rentre dans l’ordre. Quelquefois cependant, cétte cicatrisation marque le début d’une nouvelle attaque glaucomateuse qu'il faut de nouveau combattre. Au lieu de pratiquer une seconde iridectomie diamétrale, comme le faisait De Graefe, Panas à conseillé l’'Oulétomie !, c’est-à-dire l'incision nouvelle au Couteau de De Graefe de la cicatrice sclérale dans toute son étendue. Par là on détendra l'œil, sans le détériorér davantage, et On pourra avoir un résultat durable.

De Wecker avait aussi conseillé la cicatrisotomie. «J'ai pris l'habitude, dit-il?, lorsqu'un œil ayant été traité par l'iridectomie, cette opération se montre inefficace, et que l’inefficacité peut être expliquée, soit par un emplacement défectueux de la section, soit par un enclavement de l'iris, de faire la sclérotomie prés de l’ancienne section, en la rectifiant au besoin pour la faire tomber dans la sclérotique. Je rouvre, par cette cicatrisotomie, l'ancienne section et je la déplace dans la sclérotique, me proposant de faire d’une cicatrice non filtrante, une cicatrice À filtration.»

1 Rochon-Duvigneaud ; Gazette des hôpitaux, 8 juin 1895.

2 De Wecker; Ann. d'ocul., 1882, tom. LXXXVII, pag. 135.

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