‹ Des ophtalmies infectieuses secondairesChapitre 10 sur 15 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

Chien fox-terrier, 9 mois, présenté à la clinique de PEcole vétérinaire de Lyon, le 24 novembre 1926. Maladie du jeune âge (formes oculaire et respiratoire).

L'animal tousse. Un jetage bilatéral obstrue les narines.

Il présente une dyspnée assez accusée et la respiration est presqu’exclusivement buccale (souffle labial).

La percussion révèle des zones irrégulières de submatité.

À l’auscultation, on perçoit des râles muqueux et sibilants.

La température est de 40°2.

D'autre part, on observe de la kératite diffuse aux deux yeux. Celle-ci est très peu marquée à l’œil droit; par contre, elle est très étendue et voile complètement la face antérieure du globe oculaire qui se présente complètement blanc.

Le diagnostic porté, le traitement est commencé le jour même :

1° Application d’un sinapisme sur la région des côtes;

2° a) Lavages oculaires avec une solution à 1/2500 de sublimé corrosif;

b) Insufflations de sucre Candi.

L'animal reste assez longtemps dans un état alarmant,

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buvant juste un peu de lait. On lui fait plusieurs fois des injections d'huile camphrée, tout en continuant son traitement oculaire.

Le 30 novembre, son état général paraît s’améliorer.

La torpeur dans laquelle l’animal était plongé semble s’atténuer et, à partir de ce moment, ses symptômes respiratoires s’améliorent et finissent par disparaître.

On continue encore les lavages oculaires pendant les jours qui suivent et, le 10 décembre, l’animal est complètement

guéri et emmené par son propriétaire.

OBSERVTION II

Chien setter irlandais. 30 mois. Présenté à la clinique de l'Ecole vétérinaire de Lyon, le 5 janvier 1924.

Maladie du jeune âge (formes nerveuse et oculaire).

L'animal présente une parésie notable du train postérieur: 11 marche difficilement et son allure est alors vacillante. En somme, il montre des symptômes de myélite sur lesquels nous n’insisterons pas pour passer immédiatement à la description des symptômes oculaires.

Le propriétaire avait remarqué une diminution dans la vision du chien, le faisant se heurter aux divers obstacles qu’ils rencontrait.

En examinant les yeux, nous constatons l'existence d’opacités d’aspect blanc laiteux, de forme irrégulièrement étoilée à l’œil droit, se présentant avec des stries à l’œil gauche. Il nous est facile de nous rendre compte que la cornée est absolument intacte et que nous avons affaire à des opacités du cristallin. Ceci nous est confirmé par l’examen ophtalmoscopique, les opacités de la lentille apparaissant comme des taches sombres sur le fond vivement éclairé de l’œil.

En somme, l’animal est atteint de cataracte double, partielle, lenticulaire (les cristalloïdes semblent intactes).

Abe

(La concomitance de ces deux symptômes : de myélite d'une part, de cataracte d’autre part, doit nous faire penser qu’ils peuvent avoir la même origine, la même cause. Or, la myélite est, à coup sûr, une manifestation de la maladie des chiens. Pourquoi la cataracte ne serait-elle pas une autre manifestation de cette affection ? Evidemment, nous ne faisons là qu’émettre une hypothèse et, pour qu’elle aie une base solide, il faudrait plusieurs observations de cette nature.)

Le même jour, nous commençons le traitement, à savoir : |

1° Instillation dans les veux, deux fois par jour, du collyre suivant :

Iodure de potassium ...... leur Fan AbDOonHe re Er Ne sobres 20 gr.

2° a) Friction révulsive avec de la pommade stibiée sur le dos et les lombes, suivie d’enveloppement de la région;

b) Injections sous-cutanées de cacodylate de strychine : 2 mmgr. par jour.

Les 6, 7, 8 janvier, nous continuons ces injections ainsi que les instillations. Le 9 janvier, le propriétaire, craignant des frais trop onéreux, abandonne l’animal.

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