V. note IV
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à la lettre i, « tout le territoire jusqu'aux Ardennes et aux Vosges^, » à plus l'orle raison, les possessions austrasiennes d'outre-Loire !
En 625, sur les réclamations de Dagobert, Glotaire consent a rendre à l'Austrasie ses frontières primitives, mais il continue à lui retenir ses anciennes possessions d'Aquitaine et de Provence, « reddens ei solidatum quod aspexerat ad regnum Austrasiorum, hoc tantum exinde quod citra Ligerem vel in Provincise partibus situm erat suae ditioni retinuit ^ ».
Ainsi l'Austrasie, tant que Glotaire vécut, n'eut rien en Aquitaine ; la Neustrie non plus. C'est comme roi de Burgondie que Glotaire II, de 613 à 628, paraît avoir commandé au sud de la Loire. La Burgondie, devenue le plus puissant des trois royaumes francs (v. note IV), garda exclusivement pour elle la plus riche des conquêtes niérovingiennes, les belles provinces de la Gaule méridionale.
Donc l'Aquitaine, de 612 à 628, dépendit administrativement de la Burgondie et suivit toutes ses destinées. Nous montrerons plus loin (p. 44, 47-49) que, de 630 à 638, il en fut de même ; or, entre les deux périodes, il n'est survenu dans le midi d'autre changement territorial que l'éphémère création du royaume de Toulouse (628-630). Par conséquent, tel nous constaterons l'état des choses à 630, tel il devait exister avant 628, et les arguments que nous fournirons pour la deuxième période (630-638) corroboreront ceux que nous présentons ici pour la première (612-628).