Clr. Mabillon, De Re Dipîom.. lih. VI: Pardessus, IL
170 MNni: DKl AIKVIK
Quelques détails tirés de l'histoire de Lyon peuvent nous mettre sur la voie : l'archevêque de cette cité, Genesius, mort en 681, avait eu pour successeur l'abbé de Fontenelle, Lantbert, dont nous avons parlé plus haut (p. loi). Lantbert, choisi évidemment par le roi Thierry III (v. note XLIIl), resta fidèle au gouvernement neustrien ; vers 685, nous le trouvons auprès de Thierry III, au palais royal de Glichy ^ Il eut pour successeur un certain Godin, qui fit un échange de domaines avec Glovis III ^, ce qui donne à croire qu'entre 690 et 695 les rois francs avaient encore quelque autorité à Lyon. Franchissons maintenant un espace de quelques années : à une date inconnue, mais nécessairement postérieure à 699 (D. Bouquet dit 701), nous trouvons la ville de Lyon aux mains de deux personnages : son archevêque, dont nous ignorons le nom, et un duc souverain, que le biographe de Bonitus appelle « Burgundionum Ducem, rebellem Principem », duc des Burgondes, indépendant des Francs. L'archevêque et le duc sont en querelle; Bonitus, qui passe par là (après son abdication), les réconcilie, fait promettre à l'archevêque d'être plus obéissant, au duc d'être moins tyrannique : « ... urbis Prœsulem atque Burgundionum Ducem rebellemque principem suo adiit consultu, ut et hune fidelissimum et illum ex tyrannide placidum redderet, ac fidei vinculo connexis firma stabilitatis jura manerent... » 3. Assurément, ce passage est des plus obscurs. Mais d'abord, ce duc des Burgondes ne peut être Pépin d'Héristall, le savant Bollandus ^ l'a fort